"N’épargnez pas sur notre avenir"

Quelque 2.000 étudiants ont manifesté ce jeudi après-midi à Bruxelles contre les économies annoncées par le gouvernement flamand dans l’enseignement supérieur et l’augmentation possible du minerval. Ils estiment que ces mesures d’économies mettent en péril la qualité de l’enseignement et donc leur avenir professionnel. Avant la manifestation, une délégation d’étudiants a été reçue par la ministre flamande de l’Enseignement, Hilde Crevits (CD&V).
Nicolas Maeterlinck

Des délégations de plusieurs villes universitaires de Belgique se sont rassemblées ce jeudi après-midi près de la gare centrale, à Bruxelles. Environ 2.000 manifestants - des étudiants, mais aussi certains parents - se sont ensuite rendus à pied au Parlement flamand.

Les associations d’étudiants regrettent de n’avoir pas été consultées avant l’élaboration de mesures d’économies pour l’enseignement supérieur en Flandre. "Nous ressentons déjà les économies actuellement. Il y a trop peu de professeurs et d’assistants, et le minerval d’inscription est déjà trop élevé. Effectuer davantage d’économies dans l’enseignement va, à long terme, se transformer en coûts supplémentaires", déclarait le président de l’association des étudiants flamands Bram Roelant.

Les étudiants flamands ont reçu ce jeudi le soutien de leurs collègues francophones, qui ont participé également à la manifestation. La Communauté française a en effet également annoncé des économies comparables dans l’enseignement francophone.

Avant le début de la manifestation, une délégation d’étudiants avait été reçue par la ministre flamande de l’Enseignement, Hilde Crevits (photo). Bram Roelant a estimé que la rencontre avait été "constructive", mais que les étudiants n’ont rien obtenu de concret.

"Les étudiants continueront à protester", déclarait Bram Roelant. Quant à la ministre, elle affirme ne pas vouloir pénaliser davantage les étudiants qui bénéficient d’une bourse d’études, mais a souligné que des économies dans le domaine de l’enseignement étaient absolument nécessaires. "Tout le secteur va devoir économiser 190 millions d’euros", précisait Hilde Crevits.