Le 2e marathon de contrôle de vitesse est maintenu

Malgré l’annonce récente des syndicats de vouloir boycotter le second marathon de contrôles de vitesse excessive sur les routes, le directeur de la police fédérale de la route, Michaël Jonniaux, a annoncé mercredi que l’action aurait lieu comme prévu, entre ce vendredi 6h et samedi 6h du matin.

Une première expérience avait été effectuée en avril dernier et la seconde est donc prévue entre vendredi et samedi, a confirmé Michaël Jonniaux, le directeur de la police fédérale de la route. Il a précisé qu’il n’y aura "pas de réquisition du personnel de la police fédérale pour mener cette opération".

Une centaine de zones de police locale avaient annoncé leur participation à l'opération, mais leur nombre définitif n'est pas encore connu ce jeudi. Davantage de précisons devraient être communiquées vendredi.

Le maintien de cette opération a été décidé au vu du "succès" de la première édition et dans "l'intérêt de la sécurité routière". "Plus de 50% des citoyens avaient soutenu l'organisation d'un second marathon et nous avions constaté que les gens roulaient moins vite qu'en temps normal" lors de la première action, indique Jonniaux.

Les syndicats policiers ont décidé vendredi dernier, à l'issue d'une réunion avec des représentants du gouvernement, de poursuivre leurs actions de protestation et, en particulier, de compromettre le prochain "marathon contre la vitesse excessive". La police fédérale de la route a toutefois décidé de le maintenir.

Pour rappel, les syndicats policiers attendent toujours une mesure leur permettant de ne pas subir les effets de l'arrêt de la Cour constitutionnelle qui retarde l'accès à la pension de certains agents. Les résultats du second marathon devraient être disponibles lundi après-midi.

"Peu d'empressement au sein de la police fédérale"

D'après Vincent Houssin (photo) du syndicat libéral de la police (VSOA), peu d'agents seraient prêts à faire usage des radars de vendredi à samedi pendant le marathon.

Il se pourrait donc que l'action de cette semaine ne connaisse pas le même succès que le marathon du mois d'avril. Les propos des syndicats contredisent ainsi l'affirmation de Michaël Jonniaux, directeur de la police fédérale de la route.

Les syndicats protestent encore toujours contre le manque de clarté de la part des autorités fédérales à propos de l'âge du départ à la pension pour le personnel de la police, qui est récemment passé à 62 ans.