Le Fonds contre la pauvreté infantile investit 340.000 euros

Le montant avec lequel le Fonds a été créé en Flandre en octobre 2013 - sous la gestion de la Fondation Roi Baudouin - sera investi dans trois projets différents, à Heusden-Zolder (Limbourg), à Vilvorde (Brabant flamand) et à Ostende (Flandre occidentale). Le Fonds peut être approvisionné par des entreprises et des particuliers, en vue d’initiatives innovantes et de méthodes de lutte contre l’exclusion des enfants défavorisés.
Kristy-Anne Glubish / Design Pics Inc.

Les chiffres récents indiquent qu’un enfant sur dix en Flandre est né dans une famille défavorisée. Ce qui revient à un total de 130.000 enfants en situation de précarité.

C’est la raison pour laquelle un Fonds contre la pauvreté infantile a été créé en Flandre en octobre 2013, pour lancer des projets innovateurs avec la collaboration de citoyens, d’entreprises, d’autorités locales, de personnes vivant en situation précaire et de scientifiques.

A la suite d’un appel à initiatives, 55 projets ont été présentés au Fonds géré par la Fondation Roi Baudouin. Au terme d’une sélection rigoureuse, le comité de direction a conservé trois de ces projets.

L’Atelier de langue préscolaire, à Heusden-Zolder dans le Limbourg, recevra 40.000 euros, répartis sur 2 ans. Ce projet réalise une simulation linguistique préventive pour les tous jeunes enfants défavorisés et ceux dont la langue maternelle n’est pas le néerlandais.

Le centre public d’aide sociale de Vilvorde (Brabant flamand) recevra 120.000 euros, répartis sur 3 ans, pour son travail de soutien intégral aux familles et à l’éducation par le biais d’un accompagnement individualisé.

Quant à la crèche "D’n Opvang" à Ostende (Flandre occidentale), elle recevra 180.000 euros sur 3 ans. Il s’agit d’une crèche d’accès aisé pour et avec des parents pauvres, qui sont employés et formés comme puéricultrices.

"Combattre la pauvreté infantile ne peut se faire en lançant une bouée de sauvetage, mais bien en créant des projets qui ont du succès. Il faut tirer un fil rouge entre les citoyens les plus forts et ceux qui sont plus fragiles", déclarait le pédopsychiatre Peter Adriaenssens, qui préside le Fonds contre la pauvreté infantile.

D’ici la fin de l’an prochain, le Fonds espère avoir récolté 900.000 euros.