Les partis de la coalition approuvent la participation au gouvernement

Réunis en congrès jeudi, les membres du MR, d’Open VLD, du CD&V et de la N-VA ont approuvé respectivement l’accord de gouvernement à une large majorité et donc leur participation au gouvernement fédéral de centre-droit. Les présidents des quatre partis de la nouvelle coalition devaient encore décider ce vendredi de la répartition des postes ministériels, avant la prestation de serment du gouvernement Michel Ier, samedi matin entre les mains du roi Philippe.
BELGAIMAGE

Le parti libéral francophone MR a débuté son congrès vers 18h30, alors que les libéraux flamands d’Open VLD et les démocrates-chrétiens du CD&V commençaient une demi-heure plus tard. Les nationalistes de la N-VA démarraient leur congrès vers 20h, ce jeudi soir.

Le MR était donc le premier des quatre partis de la nouvelle coalition à approuver sa participation au gouvernement fédéral, à un gouvernement "de centre-droit responsable", selon les propos du président et futur Premier ministre, Charles Michel. Le MR sera le seul parti francophone de la coalition, une situation due à l'attitude des autres formations francophones, a fait remarquer Michel, visant sans les nommer le PS et le CDH.

Le futur Premier ministre a insisté sur le respect de la concertation sociale qui caractérise le modèle belge. L'un des premiers actes du nouveau gouvernement sera d'ailleurs une invitation lancée aux partenaires sociaux à discuter des réformes à entreprendre.

La participation au nouveau gouvernement a également été approuvée en soirée par les membres d’Open VLD et du CD&V (photo), à une grande majorité chez les libéraux.

Quelques voix dissonantes se sont fait entendre au congrès des démocrates-chrétiens. Une douzaine de militants ont en effet voté contre l'accord, alors qu'une poignée d'autres se sont abstenus. Le président Wouter Beke a lancé un appel aux partenaires sociaux, et aux syndicats en particulier, venus manifester à l'entrée du congrès de participation, à accepter la main tendue du dialogue, préférable à un cantonnement dans l'action.

Vers 23h, les membres de la N-VA réunis à Anvers ont à leur tour approuvé à une très large majorité la participation de leur parti au gouvernement fédéral. Seule une poignée des quelque 2.500 mandataires et militants réunis dans la Lotto Arena du Sportpaleis a voté contre ou s'est abstenue, après que le président de la N-VA, Bart De Wever, leur eut demandé de "donner le feu vert" à ce projet de société.

Dans son discours de clôture, De Wever avait affirmé qu'en ouvrant les portes du gouvernement fédéral à la N-VA, "les Flamands obtiennent enfin une autre politique", qui rejette le Parti socialiste dans l'opposition pour la première fois en 25 ans. "La force du changement (le slogan de la N-VA, ndlr) va se faire sentir", a-t-il déclaré, en énumérant une série de mesures contenues dans le programme du parti - en matière socio-économique, mais aussi de lutte contre le radicalisme - et reprises dans le programme de l'équipe Michel 1er.