"Travailler à un plan d’avenir pour l’emploi"

Le nouveau ministre fédéral de l’Emploi, Kris Peeters (CD&V, photo), tend la main aux partenaires sociaux pour élaborer avec eux un grand plan socio-économique d’avenir "qui doit permettre que le saut d’index soit transformé au maximum en emplois". Kris Peeters était invité sur le plateau de l’émission dominicale "De Zevende Dag" de la VRT.

Le nouveau gouvernement de centre-droit mené par Charles Michel a notamment décidé d’introduire un saut d’index. Le ministre fédéral de l’Emploi et de l’Economie, Kris Peeters, soulignait ce dimanche matin sur le plateau de la VRT que cette suspension unique d’indexation automatique des salaires et allocations sera assortie de corrections sociales et que l’on peut donc parler d’un "saut d’index intelligent".

"Quelque 127 millions d’euros seront débloqués pour les revenus les plus bas et nous demandons aussi un effort aux mieux nantis". Mais le gouvernement a-t-il des garanties que les employeurs vont réellement utiliser ces mesures pour créer des emplois supplémentaires ?

"Le saut d’index intelligent et les efforts que nous réclamons aussi sur la richesse doivent réellement résulter en des emplois supplémentaires", soulignait Kris Peeters. "C’est sous cet angle qu’il est indiqué dans l’accord de gouvernement que nous devons aboutir à un macro-plan socio-économique, un plan d’avenir via lequel nous veillons avec les partenaires sociaux à ce que les mesures soient converties au maximum en de l’emploi supplémentaire. Je répète donc que nous voulons certainement dialoguer avec les partenaires sociaux sur ce plan d’avenir".

"Je pars aussi du principe que les employeurs sont assez intelligents pour se rendre compte que grâce aux efforts consentis par le gouvernement et par les travailleurs ils obtiennent une meilleure position de concurrence et souhaitent l’utiliser pour une création d’emploi. Ce n’est pas une obligation, mais j’estime qu’ils doivent saisir cette proposition de la façon la plus positive possible pour créer des emplois et des places de stages, notamment".

Kris Peeters affirme se rendre compte qu’il faudra encore beaucoup travailler pour réunir les syndicats, employeurs et travailleurs pour un dialogue.

Le nouveau ministre du Travail dément le fait que le gouvernement Michel Ier va réaliser trop d’économies et risque ainsi de paralyser l’économie. L’équilibre budgétaire ne sera atteint qu’en 2018, au terme d’un effort de 11 milliards d’euros. Selon lui, le gouvernement Di Rupo avait proposé un bénéfice pour 2016 et devait pour cela trouver 17,3 milliards d’euros. "Le gouvernement précédent était en fait encore plus dur que le nôtre", estime encore Kris Peeters.