Ebola: angoisse au sein du personnel des aéroports

La CGSLB a dénoncé mardi le manque de mesures concrètement réalisées pour la protection des travailleurs des aéroports et spécialement chez Brussels Airlines, tandis que l'épidémie d'Ebola continue de grandir. "Les équipes qui se portent volontaires pour effectuer les vols entre la Belgique et les pays les plus touchés (Sierra Leone, Guinée et Liberia, ndlr) diminuent de jour en jour. Le personnel de sol n'est pas du tout informé sur les risques engendrés par Ebola. Il faut adapter les mesures de sécurité au développement important du virus", a insisté le secrétaire permanent de la CGSLB, Thierry Vuchelen.
ERIC HERCHAFT

Le syndicat libéral demande des adaptations à l'accord passé en août dernier avec Brussels Airlines et qui garantit la sécurité du personnel qui doit naviguer vers un pays touché par l'épidémie de virus Ebola.

"L'angoisse règne de plus en plus parmi le personnel concerné. Les vols ne peuvent plus être opérés uniquement par des volontaires mais aussi par des volontaires 'forcés'. Le membres des sociétés de manutention, catering et société de nettoyage comme le personnel aéroportuaire est insuffisamment informé sur les risques ou sur les mesures à prendre en cas de contact possible avec une personne contaminée", dénonce la CGSLB.

M. Vuchelen demande à Brussels Airport de jouer un rôle de coordination entre les procédures du gouvernement et celles des autorités aéroportuaires. Il insiste sur la mise en place d'un check up à l'arrivée: "des contrôles thermiques de tous les passagers en provenance des régions touchées doivent être effectués dès leur arrivée. Cette mesure doit aussi être appliquée aux personnes transitant par Bruxelles depuis ces pays."

Le syndicat exige également la "suspension de tous les vols vers les zones impactées jusqu'à garantie de sécurité suffisante. La mise en place d'information claire et correcte sur les procédures à suivre et les formations nécessaires, ainsi que la mise à disposition de moyens de protection."

Brussels Airlines a décidé de maintenir ses vols vers le Liberia, la Sierra Leone et la Guinée par souci humanitaire en début octobre. La société transporte notamment des médicaments et des médecins vers ces pays. Il n'est donc pas question pour la compagnie de suspendre les vols: "Nous effectuons des rapports quotidiens et nous sommes en contact avec l'Institut de Médecine tropicale d'Anvers et le SPF Santé publique. Tant que les évaluations seront positives, nous continuerons à voler. De plus, des contrôles strictes sont menés. Les passagers soupçonnés d'être atteints du virus sont catégoriquement refusés à bord."