Le gouvernement fédéral obtient la confiance de la Chambre

Les députés ont accordé la confiance au gouvernement Michel. Sans surprise, le vote est intervenu majorité contre opposition. Il y a eu 84 votes pour, 58 contre et 1 abstention (Parti Populaire).

La Chambre a accordé jeudi soir à 23H36, au terme de 30 heures de débats souvent houleux, la confiance au gouvernement Michel.
"Le travail peut enfin commencer" a déclaré Charles Michel via Twitter peu après ce vote.

"Nous sommes prêts à œuvrer durant 5 ans à une nouvelle prospérité et à la création d’emplois" écrit de son côté le vice-Premier ministre CD&V, Kris Peeters.

Quant au vice-Premier ministre Open VLD, Alexander De Croo, il ajoute que depuis jeudi soir la "coalition suédoise" est devenue "le gouvernement fédéral belge".

Le Premier ministre a dit mardi en ouverture de l'année parlementaire son ambition de diriger un gouvernement fédéral du courage et de la responsabilité, centré sur la création d'activité et d'emplois.

Les débats ont été vifs ces dernières quarante-huit heures, l'opposition dénonçant un programme politique d'assainissement et de soutien à la compétitivité qui fera mal aux citoyens les moins nantis mais surtout une équipe ministérielle comprenant l'une ou l'autre personnalité N-VA controversée.

Acculé, le Premier ministre s'est vu contraint mercredi de condamner, au nom de l'ensemble du gouvernement N-VA, MR, CD&V et Open VLD, la collaboration avec le régime nazi durant la seconde guerre mondiale, après des propos et comportements jugés ambigus de deux de ses ministres et secrétaires d'Etat N-VA.

Jeudi, le secrétaire d'Etat N-VA à l'Asile et aux Migrations a présenté des excuses à la Chambre pour avoir proféré dans un passé récent des déclarations méprisantes pour certaines minorités.

Le Premier ministre s'est félicité de la bonne tenue et de l'intensité du débat démocratique.

La majorité s'est levée pour accueillir le résultat du vote par une salve nourrie d'applaudissements.

Le nouveau gouvernement de centre-droit dispose d'une majorité confortable mais est largement minoritaire dans le groupe linguistique francophone.