Tom Van Grieken, nouveau président du Vlaams Belang

A 28 ans, le député anversois Tom Van Grieken (photo, à dr.) est le plus jeune président de parti que la Belgique ait jamais connu. Il succède à Gerolf Annemans à la tête du parti d’extrême-droite flamand, après avoir récolté 93% des voix au congrès du parti. "Nous ne sommes pas honteux de notre passé, pas maintenant et pas si le PS nous le demandait", déclarait le jeune président dans son premier discours.

Né en 1986 à Anvers, Tom Van Grieken est devenu en 2003 membre du parti d’extrême-droite flamand. Depuis 2006, il siège au conseil communal de Mortsel. Le 25 mars 2012, il était élu président national des Jeunes Vlaams Belang avec le slogan "L’hiver est passé".

En février dernier, il était réélu pour un nouveau mandat de 2 ans. Au sein de son parti, Van Grieken (photo) est connu comme un pur et dur, qui ne craint pas les actions créant la controverse. Dans son premier discours comme nouveau président du Vlaams Belang, l’Anversois de 28 ans a déclaré ce dimanche au congrès de son parti à Lint (Anvers) : "Nous ne sommes pas honteux de notre passé, pas maintenant et pas si le PS nous le demandait".

Une allusion claire aux critiques exprimées ces derniers jours face aux déclarations du nouveau ministre fédéral Jan Jambon (N-VA) sur la collaboration.

"Place à la jeune génération"

A l’issue de la défaite cuisante du Vlaams Belang aux élections du 25 mai dernier (le parti a perdu 30 de ses 41 parlementaires), le président du parti depuis décembre 2012, Gerolf Annemans (55 ans), avait annoncé qu’il était temps de faire place à la jeune génération à la tête du Vlaams Belang et avait annoncé des élections pour la présidence.

"Nous passons le flambeau à la 3e peut-être même la 4e génération, une nouvelle et jeune génération", déclarait ce dimanche Annemans (photo, à g.) face à Van Grieken. "Car seulement celui qui se renouvelle et qui sait s’adapter de façon flexible peut faire partie des temps nouveaux".

Reprenant le flambeau, Tom Van Grieken s’est dit conscient de l’ampleur de sa tâche, mais ne s’est pas montré défaitiste. Il affirme croire en l’avenir de son parti, vouloir regarder vers l’avenir et tenter de regagner des électeurs, avec le soutien de mandataires convaincus dans tous les parlements et de 250.000 électeurs.

Selon le nouveau président, le Vlaams Belang reste le seul parti nationaliste flamand qui opte résolument pour l’indépendance de la Flandre. Il espère ainsi regagner des électeurs qui ont soutenu la N-VA.

Au cours du congrès du Vlaams Belang, deux messages vidéo ont été diffusés. Le premier émanait de Marine Le Pen (photo), présidente du parti français Front National, qui a qualifié ce dimanche de "jour important pour l’histoire du Vlaams Belang".

Le second message provenait de Geert Wilders, fondateur du parti politique néerlandais nationaliste PVV, qui a déclaré que le Vlaams Belang était "un partenaire important qui peut toujours compter sur notre soutien et notre aide".