Les employeurs flamands veulent lutter contre l’alcool au travail

L’organisation flamande des petits indépendants Unizo plaide en faveur de l’introduction d’un système à points pour combattre le problème d’abus d’alcool sur le lieu de travail, indiquent plusieurs quotidiens ce lundi. Un tiers des entreprises aurait été confronté à ce problème ces cinq dernières années.

Une enquête menée par l'Unizo révèle qu'un tiers des entreprises auraient été confrontées plusieurs fois à une consommation d'alcool problématique de la part de leurs travailleurs au cours de ces cinq dernières années. Le patron de l'organisation des indépendants, Karel Van Eetvelt (photo), reconnaît qu'il faut faire davantage en termes de prévention contre l’abus d’alcool sur le lieu du travail.

Mais il plaide dans le même temps pour plus de possibilités de licencier le personnel qui abuserait de l'alcool. A l’heure actuelle, un employeur ne peut licencier un employé qui abuse de la boisson que si cela constitue une faute professionnelle grave.

Les entrepreneurs souhaiteraient donc mettre en place un système à points, à l'image du permis de conduire en vigueur en France. Le fait d'être pris trois fois de suite en état d’ébriété sur le lieu de travail deviendrait alors un motif de licenciement obligatoire.

"Inclure la tolérance zéro dans le règlement de travail"

Le Syndicat neutre des indépendants (SNI) n’est pas partisan d’un système à points qui donne un motif de licenciement. "Cela crée uniquement de la paperasserie supplémentaire pour les employeurs", précise Christine Mattheeuws, présidente du SNI.

"D’autant plus qu’il existe actuellement un bon système pour punir immédiatement la consommation d’alcool ou de drogue sur le lieu du travail, à savoir le règlement de travail. Il est donc plus efficace d’inclure la tolérance zéro vis-à-vis de l’alcool dans ce règlement de travail".