Les travailleurs se rendent moins en voiture à Bruxelles

Les chiffres du Bureau fédéral du Plan font apparaître une baisse d’utilisation de la voiture parmi les personnes qui se rendent à leur travail dans la Région de Bruxelles-Capitale. Les étudiants recourent également moins à la voiture. En Flandre et en Wallonie, la voiture reste par contre le principal moyen de transport.

Actuellement, les travailleurs qui doivent se rendre à Bruxelles pour leur activité professionnelle effectuent 48% de leurs déplacements domicile-travail en voiture, contre 57% au début des années 2000. A l'inverse, le nombre total de kilomètres parcourus par des véhicules particuliers continue cependant d'augmenter en Belgique.

"Pour les déplacements vers les lieux de travail situés à Bruxelles, la position dominante de la voiture s'est amenuisée au profit des transports en commun", indique le Bureau fédéral du Plan dont émanent les chiffres.

En Flandre et en Wallonie, la voiture reste par contre le principal moyen de transport, dans respectivement 75% et 85% des cas.

Outre les travailleurs, les étudiants recourent également moins à la voiture. L'utilisation d’un véhicule pour des déplacements quotidiens vers une école supérieure ou l'université a ainsi sensiblement diminué depuis le début des années 2000 dans les trois Régions.

La plus forte baisse est enregistrée à Bruxelles, où moins d'un étudiant sur dix se rend encore aux cours en voiture, contre 19% en Flandre et 31% en Wallonie. "Parmi les étudiants de l'enseignement supérieur, le transfert modal vers des modes de déplacement 'doux' et les transports publics est plus marqué et plus généralisé", indique encore le Bureau fédéral du Plan.

Gand instaure le partage des vélos

Dès le mois d’avril ou mai 2015, un système de partage de vélos sera lancé à Gand (Flandre orientale), une ville qui aime se décrire comme remplie de vélos. L’initiative - à l’image de ce qui se fait par exemple déjà à Bruxelles et Anvers depuis quelques années, avec une popularité croissante - coûtera 600.000 euros. Le conseil communal y a finalement donné son feu vert, après de longues hésitations.

L’initiative sera d’abord modeste. Les vélos devront en effet être ramenés après utilisation à l’endroit où ils ont été empruntés. Et donc pas, comme c’est déjà possible à Anvers et Bruxelles, à l’un des points d’emprunt qui convient à l’utilisateur.

"La raison en est notamment budgétaire", explique l’échevin gantois de la Mobilité, Filip Watteeuw. "Instaurer un système flexible comme à Anvers aurait coûté 1,5 million d’euros". Gand est en outre une ville plus petite que la métropole anversoise.

Dès avril ou mai, une centaine de vélos pourront ainsi être loués, à une dizaine d’endroits dans la ville. Ces emplacements doivent encore être choisis, mais il s’agira notamment de terrains d’industrie. En fonction du succès de cette initiative de mobilité, le nombre de vélos pourra être accru.

AP2013