Sommet UE: Michel défend l’assainissement budgétaire et les réformes

Le Premier ministre belge Charles Michel a défendu vendredi la politique d'assainissement budgétaire et les réformes structurelles annoncées par son gouvernement, à l'issue d'un sommet européen consacré aux questions budgétaires.

"Il n'y a aucun sens à opposer la discipline budgétaire aux politiques de croissance", a-t-il déclaré, en référence aux critiques, émises notamment par le PS, contre l'effet récessif des coupes budgétaires.

"Il faut mettre notre budget en ordre et respecter nos engagements européens", a-t-il ajouté, rappelant que son gouvernement s'était engagé à réaliser 11 milliards d'économies structurelles, principalement en réduisant les dépenses publiques.

Interrogé sur la réduction des dotations de plusieurs institutions culturelles, qui ont suscité des critiques ces derniers jours, il a souligné que la culture n'était pas spécifiquement visée. "Il n'est pas exact qu'il y aurait des choix ciblés par rapport à d'autres secteurs", a-t-il dit.

Quant aux réformes structurelles, elles s'imposent à ses yeux par la hausse de l'espérance de vie et par le déficit de compétitivité de la Belgique. Evoquant la concurrence internationale "très, très forte", il a souligné que l'Europe était en compétition avec des pays "où les pensions sont égales à zéro, où les accidents de travail ne sont pas remboursés". Afin d'éviter que la Belgique suive cette voie, des réformes s'imposent "pour garantir notre modèle social", a-t-il dit.

"Je mesure plus que jamais que les responsables politiques de ma génération ont une grande responsabilité", a conclu Charles Michel.