Une partie de l’offre digitale de la VRT bientôt payante ?

"Pour moi, l’idée qu’une partie de la plateforme digitale élargie et rénovée de la VRT devienne payante n’est pas un tabou", a annoncé le ministre flamand des médias Sven Gatz (Open VLD) au quotidien De Morgen. Il compte ainsi lancer le débat pour déterminer la manière dont cette proposition pourrait être mise en pratique.

"Le principe de base a toujours été que la VRT doit tout offrir gratuitement, car les citoyens ont déjà payé pour l’offre de la radio-télévision publique flamande via les impôts. Je voudrais qu’on se détache de ce principe", a déclaré le ministre des Médias (photo).

"Pour moi, l’idée qu’une partie de la plateforme digitale élargie et rénovée de la VRT devienne payante n’est pas un tabou. Je ne parle pas de toute l’offre, et des missions centrales que sont la diffusion d’information, mais cela doit être possible pour une partie du contenu digital", a-t-il précisé. "Je peux m’imaginer un avenir dans lequel la VRT propose la totalité de ses archives de fiction contre paiement. Un peu comme dans le modèle Netflix".

A travers cette proposition, Sven Gatz voudrait contrer les critiques provenant des entreprises médiatiques privées. "On ne peut pas dire que l’on veut un service public fort sans toucher à l’avenir digital. D’un autre côté, on se trouve avec des joueurs privés qui doivent chercher de nouveaux revenus, et pour qui un concurrent public et gratuit perturbe le marché. Je voudrais briser cette impasse".

L’idée du ministre doit encore se concrétiser. Son résultat devra figurer dans le nouveau contrat de gestion entre les autorités flamandes et la VRT. Les négociations à ce sujet débuteront l’année prochaine.

De son côté, la N-VA a indiqué au quotidien Het Nieuwsblad ne pas être au courant de cette perspective. "Tout est négociable, mais nous n’avons jamais été en faveur d’un double paiement du spectateur", ont précisé les nationalistes flamands.

Jonas Roosens