"Poursuivre dans la voie engagée pour Dexia"

Le nouveau ministre fédéral des Finances, Johan Van Overtveldt (N-VA, photo), réagit assez positivement aux résultats du test de résistance bancaire auquel ont échoué les banques belges Dexia et Axa Bank Europe. D’après le ministre du parti nationaliste flamand, la banque Dexia n’a pas besoin de capital supplémentaire. "Ce qui prouve que le programme de restructuration pour Dexia fonctionne bien", affirme Van Overtveldt.

"Etant donné le sérieux avec lequel les tests de résistance bancaire ont été menés, j’ose y accorder une grande importance", déclarait le ministre des Finances dimanche au Journal télévisé de la VRT. "En ce qui concerne Dexia, il semble que nous soyons actuellement sur le bon chemin, et nous voulons y rester".

Le ministre estime que la situation est claire : le gouvernement belge doit tout simplement poursuivre la voie engagée pour la banque. "Ce que je retiens de ce stress test, c’est que le programme de restructuration pour Dexia, tel qu’il fonctionne actuellement, a été jugé bon par la Banque centrale européenne".

Des mesures spéciales ne seraient donc pas nécessaires, selon Van Overtveldt, et certainement pas une injection de capital frais. Nous devons poursuivre le programme tel qu’il est établi actuellement, et le suivre de près. Fin de l’histoire pour Dexia".

"Ne pas se reposer sur ses lauriers"

Etant donné que Dexia est une banque en voie de démantèlement, la Banque centrale européenne ne l’oblige pas à rechercher de nouveaux fonds. "Lors de l’évaluation des résultats, la BCE a effectivement tenu compte du statut spécifique de Dexia en tant que banque en cours de liquidation", explique Caroline Junius, porte-parole de Dexia. "L’intégration de ces éléments fait en sorte que nous avons suffisamment de capital pour poursuivre le plan de démantèlement".

De façon générale, les banques belges s’en sortent relativement bien dans le stress test. Le gouverneur de la Banque nationale de Belgique, Luc Coene (photo), estime néanmoins que nos banques ne doivent pas se reposer sur leurs lauriers.

"Il est absolument nécessaire de continuer à travailler au renforcement des institutions et de veiller à ce que les banques fassent suffisamment de bénéfice et l’utilisent pour renforcer leur capital".