Le sang de survivants de l’Ebola comme traitement ?

Le consortium international Ebola-Tx, piloté par l’Institut de médecine tropicale d’Anvers (ITG), va tenter de déterminer si les malades pourraient être soignés avec les anticorps contenus dans le sang des survivants au virus de l’Ebola. Comme traitement à court terme et à grande échelle en Afrique de l’ouest.

Si le test s’avérait concluant, indiquant que la méthode peut fonctionner, cette procédure pourrait être rapidement mise en œuvre à plus grande échelle en Afrique de l'Ouest, a indiqué le Consortium international Ebola-Tx.

L'Union européenne a débloqué 2,9 millions d'euros afin de tester l'innocuité et l'efficacité d'un traitement à base de plasma constitué du sang de patients ayant guéri d'Ebola. Ce test est l'un des cinq projets financés dans le cadre d'une procédure d'urgence de la Commission européenne.

L'Institut de médecine tropicale d'Anvers bénéficiera du soutien du gouvernement flamand et pourra aussi collaborer avec la Croix-Rouge flamande. Selon Johan van Griensven de l’ITG, qui dirige le projet, "la peur de l’Ebola pourrait diminuer si les survivants collaborent à limiter l’épidémie en donnant de leur sang. Les patients qui ont guéri seraient alors aussi mieux acceptés par la société".

Le projet sera lancé en novembre en Guinée. Il sera guidé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'International Severe Acute Respiratory and Emerging Infection Consortium (ISARIC).