Vers 10% de fonctionnaires issus de l’immigration

La ministre flamande de l’Intégration et de la Fonction publique, Liesbeth Homans (N-VA, photo), souhaite que 10% des fonctionnaires flamands soient d’origine étrangère d’ici 2020. Actuellement, ils sont 1.344 collaborateurs issus de l’immigration, ce qui représente 3,1% du personnel, précise le quotidien De Morgen.

La note de politique de la ministre flamande de l’Intégration, Liesbeth Homans (N-VA), mentionne un objectif de 10% des fonctionnaires qui soient d’origine étrangère d’ici l’horizon 2020. Actuellement, le niveau de représentation de citoyens issus de l’immigration au sein de la fonction publique en Flandre se situe à 3,1%.

La note souligne que le secteur public peut jouer un rôle d'exemple pour le secteur privé s'il mène une politique active de soutien à la diversité. "Un gouvernement qui veut convaincre d’autres secteurs de réduire l’écart ethnique a beaucoup plus de chance de convaincre s’il mène lui-même une politique active en matière de diversité", déclarait Liesbeth Homans.

L'objectif de 10%, qui reste purement indicatif, doit être atteint notamment grâce à un screening à l'embauche. Afin de découvrir quand et pourquoi des candidats n’ont pas été pris en considération à cause de leur origine allochtone.

La ministre n'a toutefois pas détaillé précisément la politique qui sera menée. Elle donnera davantage de précisions lors du débat sur sa note au parlement régional. A noter cependant que le gouvernement flamand prévoit d’élargir vers 2016 la définition de "migrant". "Pour les personnes d’origine étrangère, nous modifions la définition en la combinant à la nationalité belge (au lieu de la nationalité de l’Union européenne à 15)". L’UE-15 désigne les pays qui faisaient déjà partie de l’Union au 1er janvier 1995.

Ainsi, un Lituanien est actuellement considéré comme un immigrant, ce qui n’est pas le cas pour un Néerlandais. A partir de 2016, ces deux personnes seront considérées comme un immigrant d’après la nouvelle définition qui entrera alors en vigueur en Flandre. La fonctionnaire responsable en matière de diversité, Alona Lyubayeva, souligne que l’élargissement de la définition de "migrant" rendra le pourcentage de 10% de fonctionnaires issus de l’immigration plus facile à atteindre.

D’autres points de la note politique de Homans

1. La Flandre encourage à nouveau ses communes à fusionner. Celles qui sont prêtes à le faire recevront une récompense financière.

2. Un guide pour les homosexuels et lesbiennes qui font du sport sera rédigé. Il contiendra des conseils pour éviter des situations de violence et, le cas échéant, pour pouvoir y faire face.

3. Dans le cadre de l’égalité des chances, Liesbeth Homans veut attirer davantage l’attention sur les hommes. Elle veut ainsi, par exemple, changer l’attitude envers les "hommes au foyer".

4. Les étrangers qui suivent un cours de citoyennisation (photo) devront à l’avenir réussir les examens liés aux différentes étapes de ce trajet. Ils devront ainsi obtenir de bons points aux tests de néerlandais comme langue étrangère et d’orientation sociale pour obtenir leur certificat. Jusqu’à présent, on leur demandait seulement de suivre les cours, sans obligation de réussir les examens.

5. Homans veut également contrôler sévèrement l’utilisation du néerlandais dans les 6 communes flamandes de la périphérie bruxelloise où les citoyens francophones bénéficient de facilités linguistiques.