Deux tiers des travailleurs perdront du pouvoir d'achat

Deux tiers des travailleurs perdront du pouvoir d'achat en raison du saut d'index et de l'augmentation des accises. C’est ce qu’admet le ministre des Finances Johan Van Overtveldt (N-VA). "Nous n'avons jamais nié qu'il y aurait un perte de pouvoir d'achat", souligne-t-il, affirmant que ces pertes seraient "très limitées" et généreraient de l'emploi, donc du pouvoir d'achat.

"Une perte de 25 euros par mois, ce n'est certes pas amusant, mais est-ce vraiment dramatique ? Cette politique permettra de créer de 80.000 à 100.000 emplois, essentiellement pour des gens qui viennent du chômage. Au final, c'est une création massive de pouvoir d'achat", raisonne-t-il.

Johan Van Overtveldt insiste sur la responsabilité dont l'exécutif fait preuve à ses yeux et demande "du respect pour la légitimité démocratique de ce gouvernement et de ses mesures".

Le ministre des Finances concède en outre une perte de 123 euros par an, contre 336 avancés par le PS. Le Parti socialiste avait calculé en début de semaine qu'un travailleur moyen gagnant un salaire brut de 3.100 euros par mois perdrait 336 euros par an de pouvoir d'achat en raison des mesures du gouvernement fédéral. De son côté, Johan Van Overtveldt ne reconnaît dans De Standaard que la seule perte de 123 euros pour un salaire brut de 3.000 euros.

Les quelque 200 euros de différence avec le calcul du centre d'études du PS proviennent des prélèvements supplémentaires sur le tabac, le diesel, la rénovation ou la chirurgie esthétique, selon lui. Mais ces prélèvements dépendent des choix personnels du contribuable, fait-il valoir.

Le ministre N-VA reconnaît que certaines mesures gouvernementales sont "abruptes", mais il les justifie par l'héritage du passé. "Il n'y a en fait aucune alternative, il faut du temps avant que des mesures structurelles ne portent leurs effets".