Grève de 24 heures dans les prisons

Quelques heures après la manifestation nationale à Bruxelles, les agents pénitentiaires ont entamé jeudi à 22h une grève, qui devrait durer jusqu’à samedi 6h. Les syndicats dénoncent notamment la surpopulation carcérale et la pression au travail, et le manque de réponses apportées par le nouveau ministre de la Justice, Koen Geens (CD&V).

La grève des agents pénitentiaires, qui a débuté jeudi soir à 22h et doit se poursuivre jusque samedi 6h, touche tous les établissements pénitentiaires du pays et serait suivie de manière "exceptionnelle", d’après le syndicat chrétien.

"Dans certaines prisons, 100% des gardiens ont débrayé", précise Serge De Prez de la CSC, évoquant déjà une "réussite à la hauteur des mesures prises par le gouvernement à l'encontre du personnel des prisons". Des piquets de grève ont été instaurés dans toutes les prisons du pays.

A Anvers, deux tiers du personnel n’aurait pas pris le service. Même scénario à Bruges, où la police a également repris les tâches des gardiens. A Hasselt (Limbourg), environ 80% des gardiens sont en grève, tandis qu’à Louvain l’équivalent du service de nuit serait suivi.

Les syndicats socialiste, chrétien et libéral dénoncent notamment le manque de réponses du nouveau gouvernement sur des sujets aussi divers que la surpopulation carcérale, l'infrastructure pénitentiaire, les cadres des établissements ou encore le non-remplacement de certains contrats à durée indéterminée.

Ils reprochent également au ministère de la Justice le non-respect du droit du travail, notamment sur la question des heures prestées. Les deux réunions de concertation avec le nouveau ministre de la Justice, Koen Geens (CD&V), n’auraient pas répondu à leurs attentes.