L'agriculteur Patrick Lagrou arrêté en Thaïlande

L’agriculteur de Zandvoorde (Flandre occidentale) qui exploitait la plus grande plantation de cannabis jamais découverte en Belgique, et qui avait pris la fuite en 2009 à la suite d’une libération conditionnelle, se trouvait à Phuket. Son procès débute le 22 décembre prochain.

Début juin 2009, la justice découvrait dans la commune de Zandvoorde, près d’Ypres (Flandre occidentale), la plus grande culture industrielle de cannabis jamais mise à jour en Belgique. Elle comprenait plus de 145.000 plants de cannabis, dans des hangars de 2.400 m², et pouvait générer un revenu annuel de 8 millions d’euros. Cinq personnes étaient alors arrêtées.

Les hangars contenant la culture de cannabis appartenaient à l’agriculteur Patrick Lagrou (50 ans à l’époque). Ce dernier et son épouse, ainsi que trois Brésiliens qui travaillaient sur les plantations, avaient été placés sous mandat d’arrêt.

Les enquêteurs tenaient Lagrou à l’œil depuis mars 2009. A l’époque, il avait affirmé avoir été victime de trois agresseurs qui l’avaient attaqué à coup de couteau près de sa plantation. Tout portait à croire qu’il s’agissait d’un règlement de compte du milieu criminel, mais la justice n’avait pu apporter suffisamment de preuves.

L’incident avait néanmoins donné le coup d’envoi d’une enquête sur les activités suspectes de l’agriculteur. En effet, bien qu’il gagnait mal sa vie, il menait un grand train de vie. La perquisition menée à la plantation avait finalement permis de découvrir des armes et 500.000 euros en liquide cachés dans des boîtes.

Plusieurs véhicules - dont une Audi R8, une Audi RS4 Quattro et une Audi S3 - avaient également été saisis en juin 2009.

En fuite depuis 2009

A la suite d’une faute de procédure, Patrick Lagrou, sa femme, leur fille et trois Brésiliens avaient néanmoins été remis en liberté, conditionnelle, fin juin 2009. Peu après, l’agriculteur avait pris la fuite.

Le ministère belge des Affaires Etrangères a confirmé que Lagrou a été arrêté à Phuket, en Thaïlande, où il se cachait. Normalement, il aurait dû comparaître devant la justice à la fin du mois d’octobre. Mais son procès a été remis au 22 décembre prochain.