Belkacem insulté lors du procès de Sharia4Belgium

Au 7e jour du procès pour terrorisme à charge du groupuscule islamiste Sharia4Belgium quelques combattants qui se sont rendus en Syrie ont comparu devant le tribunal correctionnel d'Anvers. L’avocat de Fouad Belkacem n’avait pas pu être présent. La prochaine séance et provisoirement la dernière, aura lieu le 10 décembre.

Quarante-six prévenus sont poursuivis pour avoir dirigé ou pris part aux activités d'un groupe terroriste. Le ministère public a requis jusqu'à 15 ans de prison, soit la peine maximale, à l'encontre de certains membres du groupe, dont Fouad Belkacem. Seuls neuf prévenus comparaissent lors du procès, les autres se trouvant soit en Syrie, soit sont décédés entre-temps.

Un des prévenus a déclaré n’avoir été influencé par personne pour partir en Syrie et qu’il s’agissait de son propre choix. L’avocat de Fouad Belkacem n’avait pas pu être présente et ce pour des raisons personnelles, la dernière journée du procès a donc été reportée au 10 décembre. Les autres avocats de la défense ont déjà pris la parole. Ainsi l’avocat de Jejoen Bontinck a répété que son client avait été influencé par Sharia4Belgium et "ne savait pas ce qu’il faisait".

La mère de Brian De Mulder: "Ma vie est devenue un enfer"

La mère de Brian De Mulder, un jeune homme de 21 ans qui se trouve toujours en Syrie, a été exclue mercredi de la salle d'audience par la police après avoir insulté Fouad Belkacem.

La femme qui s’est constituée partie civile a expliqué au tribunal comment son fils était entré en contact avec les "mauvais garçons" de Sharia4Belgium et à quel point il avait changé sous l'influence de Fouad Belkacem.

"Ma vie et celle de ma famille sont depuis lors devenues un enfer. J'ai tout perdu: mon fils, mon travail et ma maison. Mais je veux dire à Fouad Belkacem que je n'abandonnerai jamais mon fils", a-t-elle déclaré.

La mère de Brian Mulder a en outre détaillé comment elle avait été abordée par des personnes en rue lui signifiant qu'elle devait être contente de voir son fils partir en Syrie et être prêt à mourir au nom d'Allah. "Je ne comprends pas comment ils peuvent dire cela. Je veux que mon fils revienne, car il est tout pour moi. S'il lui arrivait quelque chose, je deviendrais folle. Il est né ici, il n'est pas musulman, donc pourquoi sont-ils apparus dans notre vie pour l'enlever ? Sans pitié ? "

Elle a principalement tenu Fouad Belkacem pour responsable et précisé préférer le voir intégrer une prison marocaine, plutôt que belge, ces dernières ressemblant trop à des hôtels, selon la mère du prévenu. Ensuite, elle l'a traité de "crétin" et de "bouffon", avant d'être exclue de la salle.