L'Unesco reconnait la culture du carillon en Belgique

L'Unesco a reconnu la culture du carillon en Belgique en tant que "Meilleure pratique de sauvegarde de patrimoine immatériel", se rejouissent les ministres Joëlle Milquet et Sven Gatz, respectivement en charge de la Culture en Fédération Wallonie-Bruxelles et en Communauté flamande, mardi dans un communiqué. Apparu dans les années 1500 dans les Pays-Bas méridionaux, le carillon est considéré comme le plus ancien instrument musical de communication de masse de l'histoire.

Seul le dossier belge a été retenu par le Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l'Unesco à l'issue d'un processus de sélection très rigoureux.

L'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture a apprécié "l'expérience multiséculaire de la Belgique et les actions menées dans ce pays pour la transmission et le développement de la culture du carillon. Elle la cite comme exemple, à l'échelle mondiale aux yeux d'autres cultures patrimoniales".

"La musique de carillon est la voix musicale de nos cités. Elle contribue aujourd'hui encore grandement à la qualité de vie dans nos espaces urbains", souligne Joëlle Milquet, qui félicite les carillonneurs et les passionnés de musique de carillon pour leurs efforts continus pour la sauvegarde et l'actualisation de ce patrimoine immatériel.

La ville de Malines (Anvers) possède une école de carillon mondialement réputée. Fondée en 1922 par le carillonneur Jef Denyn, elle est le premier établissement du genre.

Les premières vraies mélodies issues du carillon dateraient d'environ 1480, même si on ignore précisément l'année de naissance de cet instrument.

Le Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel se réunit à Paris du 24 au 28 novembre, sous la présidence du Pérou.