Disparition à Arlon : les citoyens se mobilisent

Entre 100 et 150 bénévoles prennent part ce samedi à une distribution de quelque 5.000 tracts d’avis de recherche d’une adolescente de 14 ans. Béatrice Berlaimont a disparu depuis une semaine alors qu’elle se rendait à l’école, à Arlon (province du Luxembourg). La Cellule Personnes disparues de la police fédérale qualifie la situation de très inquiétante.

L’initiative citoyenne à Arlon est encadrée par la police. Le mouvement est né sur Facebook, où l'idée de battues citoyennes avait d'abord été lancée. L'un des organisateurs, lui-même père de famille, souhaitait soutenir les proches de l'adolescente disparue. Finalement, la police a pris contact avec les organisateurs pour diriger l'action dans le sens de cette distribution.

Les citoyens volontaires se sont présentés, ce samedi en début de matinée, devant la Maison de la culture d'Arlon où ils ont été dirigés vers l'un des secteurs ciblés par cette distribution. En accord avec la police, trois zones de distributions ont été délimitées pour couvrir le grand Arlon. Les trois zones sont le centre d'Arlon, les abords des routes nationales N82 et N4, ainsi que les villages avoisinants.

"L'initiative privée a pris de l'ampleur. En tant que citoyens, nous avons été touchés. Nous entendons parfois que l'on signale des disparitions à Bruxelles ou à Liège. Mais cette fois, c'était à Arlon. Il nous donc semblé important de nous mobiliser", a indiqué Tanguy Desmicht, l'un des organisateurs de cette distribution citoyenne, au départ samedi. La police a elle rappelé aux participants qu'ils ne devaient pas remplir le rôle de policiers mais bien, s'ils obtenaient au cours de la distribution des informations utiles pour l'enquête, prendre contact avec la police.

Ce vendredi déjà, des recherches de grande envergure ont été menées dans et aux alentours d’Arlon pour tenter de retrouver la trace de Béatrice Berlaimont. L’adolescente de 14 ans s’est rendue vendredi 21 novembre à l’école, le matin, mais n’y est jamais arrivée.

Jusqu’à présent, les recherches menées par la police, les pompiers et l’armée n’ont abouti à aucun résultat. "Nous n’avons aucune idée de ce qui est arrivé à l’adolescente. Nous n’avons aucun élément qui nous permettrait de chercher dans une certaine direction. C’est très bizarre et très inquiétant", expliquait Alain Remue (photo) de la Cellule Personnes disparues de la police fédérale.