Grève des conducteurs : un train sur 2 roule

Seul le Syndicat autonome des conducteurs de train a interrompu le travail pour 24 heures, ce jeudi à 3h du matin, paralysant pourtant plus de 40% de la circulation ferroviaire. L’action a entraîné jusqu’à 2 heures d’embouteillages sur les autoroutes. Le syndicat qui compte un millier d’affiliés, dont une majorité en Wallonie, proteste contre la façon dont les salaires et primes sont alloués aux conducteurs de trains et réclame une rémunération plus importante pour l’accompagnement de conducteurs apprentis.

Alors que trois grèves tournantes régionales ont déjà paralysé le rail ces dernières semaines, le Syndicat autonome des conducteurs de train (SACT) a tout de même débrayé ce jeudi à l’aube, tout en admettant que son action de protestation tombe à un très mauvais moment, notamment pour les navetteurs. Mais il estime que ses revendications ne sont pas suffisamment entendues dans le contexte des grèves régionales et nationales.

"Nous avons décidé de maintenir ce préavis à la suite de l'échec d'une dernière réunion avec la ministre de la Mobilité Jacqueline Galant et la direction. C'est dommage. Depuis le mois de septembre nous avions essayé de dialoguer", indiquait mardi Arthur Mercier, le président du SACT. Le syndicat soulignait que c’est la première fois que les conducteurs de trains font grève en 2014.

Ce jeudi matin, le nombre de trains en circulation en Belgique variait d’une ligne à l’autre, mais environ 60% des trains circulaient. Quarante pourcents ne roulaient donc pas en raison de l’action syndicale. L’impact est plus important en Wallonie qu’en Flandre, précisait Frieke Neyrinck, porte-parole de la SNCB. "Mais entre Anvers et Bruxelles, et entre Gand et Anvers, seul un train sur deux circule". L’action de grève paralyse surtout le trafic ferroviaire depuis Ostende, Louvain, Hasselt et Namur.

La SNCB conseille aux voyageurs de consulter les panneaux d’affichage dans les gares, mais aussi son site internet et son compte Twitter. Les chemins de fer belges affirmaient tenter de limiter les inconvénients pour les voyageurs.

En principe, l’action de grève ne devrait pas influencer la circulation des trains internationaux à grande vitesse Thalys et Eurostar. Ils devraient rouler aux heures prévues.

Embouteillages sur les autoroutes vers Bruxelles

L'heure de pointe de la matinée aura été pénible sur les axes routiers, ce jeudi matin. La combinaison entre la grève en vigueur sur le rail et une série de petits accidents a généré des files allant jusqu'à deux heures sur les autoroutes en direction de Bruxelles, indiquait le Centre flamand du trafic. Vers 8h, on enregistrait 350 km de files en Belgique.

"Le trafic était très dense vers Bruxelles très tôt, principalement en provenance de Gand et du Limbourg, les deux régions les plus touchées par le mouvement de grève sur le réseau ferroviaire", indiquait le Centre. "Vers 7h, un temps d'attente d'une heure était nécessaire pour atteindre la capitale sur la E40 depuis Gand."

De plus, plusieurs incidents ont été signalés sur les routes. Un camion a percuté la berme centrale sur l’E40 en provenance de Louvain, à hauteur de Kraainem. Vers 8h, les temps d'attente atteignaient une heure trente à deux heures en direction de Bruxelles.

Sur l’E313 en direction d’Anvers, un accident impliquant trois véhicules s’est produit à hauteur de Ranst, entrainant 2 heures de bouchons. Un autre accident s’est produit sur l’E40 en direction de Bruxelles, à hauteur de Bertem.