La justice gantoise réduit les peines d'activistes anti-OGM

La Cour d'appel de Gand a condamné une nouvelle fois les 11 activistes du "Field Liberation Movement" (FLM), qui ont saccagé un champ de pommes de terre génétiquement modifiées à Wetteren en 2011. Acquittés de la prévention de complot, leurs peines ont toutefois été réduites.

En mai 2011, des militants écologistes avaient mené une action de protestation contre la culture de pommes de terre génétiquement modifiées dans un champs de Wetteren, le long de la E40. Le mouvement avait toutefois dégénéré suite à l’intervention de la police. Plusieurs membres du groupe avaient été embarqués par les forces de l’ordre.

En première instance, onze activistes avaient écopé de peines de 3 à 6 mois de prison avec sursis, ainsi que d'une amende de 550 euros, dont la moitié avec sursis.

"Le violent assaut de ce champ ne relève ni de la liberté d'expression ni de la désobéissance civile", a estimé ce mardi la Cour d’appel dans son arrêt. Les activistes ont été acquittés de la prévention de complot. Les peines ont été réduites à un mois de prison avec sursis. Les 550 euros d'amende deviennent par contre totalement effectifs.

La Cour a confirmé dans les grandes lignes le jugement prononcé par le tribunal correctionnel de Termonde. Seule l'hypothèse du complot n'a plus été retenue.

"On ne peut pas parler d'une organisation criminelle car il n'y avait aucun caractère intentionnel prémédité", estime la Cour d'appel qui parle plutôt d'un "mouvement" que d'une véritable "association" pour qualifier le "Field Liberation Movement".

La Cour a enfin pointé dans le chef des prévenus "un manque total de respect de l'opinion des autres, qu'ils considèrent comme inférieur à leur propre opinion."

Dans son réquisitoire, le ministère public avait demandé la confirmation du jugement. Les parties civiles, elles, souhaitaient que la cour d'appel condamne à nouveau les activistes au paiement d'un dédommagement. Le principal prévenu, Steven Desanghere, qui a pris la parole à la fin du procès avait déclaré qu'il était prêt à payer pour les dégâts causés.