Le roi appelle à partager les efforts pour surmonter la crise

Les Belges pourront surmonter la crise en agissant ensemble, souligne le roi Philippe dans un discours de Noël où il appelle les citoyens à adopter un regard positif sur le monde. A l'heure où sévit la crise et où celle-ci touche de nombreux citoyens, le chef de l'Etat a choisi de concentrer son propos sur ce thème plutôt que d'évoquer une série de sujets, comme c'est le cas habituellement.

A travers un discours à la population plus bref que de coutume, se dessine un premier constat sans fard sur notre époque dont témoignent des mots comme "morosité", "inquiétude", "peur", "découragement", "repli sur soi", "solitude", "précarité".

Face à cette situation, le Roi lance une forme d'appel à l'union et au courage. "Refusons de nous laisser gagner par la résignation. Tous ensemble, en partageant les efforts, nous pouvons surmonter la crise. Il faut un certain courage pour réagir à la morosité", déclare-t-il.

Cet effort passe, selon lui, par un état d'esprit différent. "Essayons d'abord de changer notre regard sur le monde. Un vrai regard positif libère l'action et la créativité, chez celui qui porte ce regard mais aussi chez celui sur qui il est porté", dit-il.

Le chef de l'Etat insiste aussi sur les actions positives menées dans le pays à tous les échelons de la société et dans tous les domaines, qu'il s'agisse des citoyens qui s'engagent en faveur des plus démunis, des jeunes, des personnes âgées, etc. ou des administrations et services publics, des entreprises ou des scientifiques. "Ayons le goût de l'avenir", exhorte le Roi.

Le discours évoque sur le même thème la reine Fabiola, disparue le 5 décembre. "La Reine Fabiola nous laisse un grand témoignage d'espoir et d'optimisme. Ce témoignage a une valeur inestimable à une époque marquée par la peur".

Ces dernières années, les discours du Roi évoquaient traditionnellement les rapports entre les communautés du pays, certainement à l'heure où la Belgique traversait une crise politique sans précédent. Cette fois-ci, le thème est absent, absorbé manifestement par les priorités sociales et économiques.