Belgique et Pays-Bas surveilleront ensemble l’espace aérien

La Défense a confirmé à la rédaction de la VRT que la Belgique veut assurer avec les Pays-Bas la surveillance conjointe de l’espace aérien des deux pays, dès cette année. Les accords formels entre les deux gouvernements seront conclus d’ici peu.

La surveillance partagée de l'espace aérien de la Belgique et des Pays-Bas permet de réaliser des économies. Les Pays-Bas n'en étaient pas vraiment demandeurs, mais l'achat de coûteux appareils de combats les a fait changer d'avis.

Le gouvernement néerlandais a en effet décidé de remplacer ses avions de combat F-16 par des avions F-35 américains que la Défense nationale belge envisage également d’acquérir également. Il s’agit d’avions multirôles (également appelés Joint Strike Fighter) en développement depuis 1996 par le constructeur américain Lockheed Martin et qui devraient entrer en service en 2016.

Mais leur prix a incité les Pays-Bas à limiter la commande à 37 unités, pour un montant total de 4,6 milliards d'euros, ce qui réduira les moyens à leur disposition pour assurer la surveillance de l'espace aérien du pays. D'autant plus que quatre appareils seront affectés à des missions à l'étranger.

Les ministres de la Défense des deux pays ont signé le 23 octobre dernier une lettre d'intention en vue de cette collaboration. "On s'attend à ce que l'accord soit signé au début de l'année 2015, avant d'être soumis à la ratification des parlements en Belgique et aux Pays-Bas", indique une lettre commune des deux ministres de la Défense à la Deuxième chambre néerlandaise, en date du 15 décembre dernier.

Ce courrier souligne que la collaboration ne sera pas tributaire du type d'avion utilisé pour assurer la surveillance de l'espace aérien. De cette lettre il ressort également que l’entretien de la flotte néerlandaise de F-35 coûtera 280 millions d’euros par an. C’est environ la moitié de l’ensemble du budget de fonctionnement de la Défense belge.

La Belgique décidera, elle, pendant l’actuelle législature de la succession de ses chasseurs-bombardiers F-16, qui sont déjà en service depuis plusieurs décennies. L’ancien ministre de la Défense, Pieter De Crem (CD&V, photo), avait clairement montré une préférence pour le Joint Strike Fighter (JSF) du constructeur américain Lockheed-Martin.