Navid Sharifi inscrit officiellement à Waregem

Le jeune plombier afghan, expulsé en octobre 2013 après le rejet de ses demandes d’asile alors qu’il avait vécu 5 ans en Flandre occidentale et y était parfaitement intégré, a appris il y a deux semaines qu’il pouvait revenir en Belgique. Il a reçu un visa de regroupement familial après avoir épousé récemment sa compagne polonaise qui vit en Belgique. Navid Sharifi est allé s’inscrive à la maison communale de Waregem ce lundi matin.

Navid Sharifi était arrivé en Belgique en 2008, à l’âge de 16 ans, après avoir quitté l’Afghanistan à la suite d’une dispute entre familles. Il affirmait risquer la mort dans son pays d’origine. Il demandait l’asile à la Belgique, apprenait le néerlandais et suivait une formation de plombier à Waregem (Flandre occidentale), où il obtenait d’ailleurs un emploi.

Mais en octobre 2013, Sharifi était expulsé vers son pays d’origine après que toutes ses demandes d'asile, de régularisation et ses recours aient été rejetés en Belgique. Pourtant le jeune homme de 22 ans résidait depuis 5 ans en Belgique. Cette affaire avait fait beaucoup de bruit, mais la Secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration de l’époque, Maggie De Block (Open VLD), avait refusé de céder et n’était pas intervenue pour faire du cas de Sharifi une exception.

Tout récemment, on apprenait que le jeune réfugié afghan (photo) vivait depuis quelques semaines en Pologne et qu’il y avait épousé son amie polonaise. "Il a obtenu un passeport auprès des autorités afghanes et a introduit une demande de visa auprès de l’ambassade de Pologne à Kaboul. Le motif du visa était de pouvoir se marier avec son amie. Il a obtenu son visa et réside tout à fait légalement en Pologne", expliquait alors son avocat Pieter-Jan Staelens.

On ignore pourquoi la Pologne a accordé un visa à Navid Sharifi, alors que celui-ci ne pouvait en principe pas pénétrer dans l’espace Schengen pendant 3 ans.

Tout récemment, Navid Sharifi a reçu un visa pour regroupement familial, étant donné que sa jeune épouse, dont il avait fait la connaissance en Belgique, réside à Desselgem (Flandre occidentale). L’interdiction d’entrer en Belgique a été levée, et Sharifi a pu s’inscrire officiellement dans la commune où il vivait avant son expulsion.

Son employeur de l’époque lui a déjà fait savoir qu’il pouvait reprendre son travail au sein de sa société.