Ben Weyts "inquiet" de l’usage des langues en périphérie flamande

"Le fait qu’un tiers des habitants de la périphérie flamande de Bruxelles ne connait pas le néerlandais est préoccupant", a déclaré le ministre en charge Ben Weyts (N-VA) devant le Parlement flamand. Il réagissait ainsi aux résultats du baromètre linguistique du Rand (périphérie flamande de Bruxelles).
Jasper Jacobs

Le Centre bruxellois d’Information, Documentation et Recherche (BRIO) a effectué à la demande des autorités flamandes une étude sur l’utilisation linguistique dans la périphérie flamande de Bruxelles. Parus en décembre dernier, les résultats révélaient notamment que le néerlandais était la langue la plus parlée au sein des foyers, mais que le français demeurait la langue la plus connue.

Le ministre en charge du Rand Ben Weyts perçoit dans ce baromètre des signaux "peu roses", se référant notamment au fait que ‘seuls’ 45% des habitants de la périphérie parlent néerlandais chez eux. "Mais ça reste en soi moins inquiétant que le fait qu’un tiers des habitants connait le néerlandais".

"Parallèlement, 67% des gens qui parlent français à la maison envoient leurs enfants dans l’enseignement francophone, et seulement 19% dans l’enseignement néerlandophone, alors que c’est tout de même le signe d’une volonté d’intégration", a ajouté Ben Weyts.

Le ministre N-VA constate en outre un désir d’établir un statut bilingue dans la périphérie flamande de Bruxelles. "Ainsi, 82% des francophones sont en faveur d’un tel statut. C’est un chiffre frappant alors qu’on vit une période où l’on parle de pacification communautaire".

Pour Ben Weyts, le problème de la périphérie flamande est toutefois plus qu’une question de langue. "Nous devons offrir un bain chaud d’intégration. Mais parallèlement, il faut faire en sorte qu’il y ait suffisamment d’eau chaude dans ce bain. Nous devons ainsi contrer le refoulement social et faire en sorte qu’il y ait un droit d’habiter dans sa propre région".

Le ministre veut dans ce cadre tenter de comprendre pourquoi certaines jeunes familles quittent la périphérie flamande de Bruxelles. Il voudrait également essayer de renforcer l’image du Rand.