La classe politique belge horrifiée par l’attaque contre Charlie Hebdo

Les représentants politiques belges ont unanimement condamné l’attentat contre la rédaction de Charlie Hebdo dans laquelle 12 personnes ont été tuées. Les nombreuses réactions ont déferlé, notamment sur les réseaux sociaux.

L'attentat sanglant mercredi contre le journal Charlie Hebdo à Paris est le plus meurtrier en France de ces dernières décennies. L’attaque, perpétrée par deux hommes cagoulés au siège du journal satirique a fait au total 12 morts. Parmi eux, deux policiers, ainsi que les dessinateurs Charb, Cabu, Wolinski et Tignous.
Au nom du gouvernement belge, le Premier ministre Charles Michel a présenté au Président français François Hollande ses sincères condoléances aux familles des victimes et au peuple français.

Sur Twitter, les réactions se sont multipliées. Le président du MR Olivier Chastel s'est dit "profondément choqué par le massacre commis au siège de Charlie Hebdo". "Je pense en premier lieu aux proches des victimes, tout mon soutien." Le président du PS Elio Di Rupo est lui "terriblement heurté par l'horrible drame à Charlie Hebdo. Toutes mes pensées vont aux familles des victimes". Le cdH a fait part de sa "solidarité avec les victimes, journalistes, policiers et les Français. Plus que jamais, défendons la liberté d'expression".

Par communiqué, les co-présidents d'Ecolo Emily Hoyos et Olivier Deleuze ont fait part de leur "profonde tristesse et de (leur) solidarité envers les journalistes et le personnel du journal Charlie Hebdo ainsi qu'envers les familles et les proches des policiers abattus". "En s'attaquant à un organe de presse, les auteurs de cet acte immonde s'attaquent à des hommes et à des femmes mais aussi à une valeur démocratique fondamentale, la liberté de presse. Cette liberté d'expression chérie est une lueur indispensable pour lutter au quotidien contre toute forme de barbarie et d'obscurantisme."

Depuis le Burundi où il est en visite, le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders s’est dit "horrifié par un acte barbare commis en plein coeur de l'Europe qui s'en prend à la liberté de la presse et plus largement à la liberté de penser et de s'exprimer".

Côté flamand, le ministre de l'Intérieur Jan Jambon "manque de mots face à ces actes de terreur". "Une attaque contre la presse libre est une attaque contre la démocratie. Inacceptable et choquant. Sincères condoléances à toutes les personnes concernées", a pour sa part déclaré, via Twitter également, le ministre de l’Emploi Kris Peeters.

Bart De Wever, dont les tweets sont rares, s’est également exprimé sur le réseau social : "Horrible, attentat meurtrier lâche, et attaque contre la liberté d’expression. Mes pensées aux victimes et à leurs familles".