"Utiliser l’armée pour accroître la sécurité"

Invité mercredi soir dans l’émission télévisée "Reyers laat" (VRT), le bourgmestre d’Anvers et président de la N-VA, Bart De Wever (photo), a proposé de confier à l’armée des missions de surveillance, pour prévenir des attentats comme celui qui s’est produit à la rédaction parisienne de Charlie Hebdo. "Cela ne permettra pas d’éviter totalement que quelque chose se produise, nous devons vivre avec cela. Mais je n’oserais pas non plus affirmer que cela n’empêchera rien", déclarait De Wever.

Quelques heures après l’attentat à la rédaction de l’hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo, à Paris, qui a fait 12 morts et une dizaine de blessés, le président de la N-VA et bourgmestre d’Anvers était l’invité de l’émission télévisée "Reyers laat" à la VRT. "Il y a de nouveau une idéologie qui veut détruire notre façon de vivre et qui est active chez nous, qui recrute et qui radicalise des gens chez nous", déclarait Bart De Wever.

"Le conflit en Syrie a pour seule conséquence que beaucoup de gens reçoivent un entraînement militaire. Mais cela aurait aussi pu se produire avec des gens radicalisés qui ne sont jamais allés en Syrie".

Bart De Wever souligne haut et fort qu’il "faut nous protéger au maximum". "La question n’est pas de savoir si, mais quand et où se produira le prochain attentat. Personne ne veut mettre sa main au feu que ceci a été le dernier attentat", ajoutait le bourgmestre anversois.

De Wever propose de mobiliser l’armée au cas où le niveau d’alerte devrait être relevé. "Il y a beaucoup de pays en Europe où l’on confie des tâches de surveillance à la défense, en collaboration avec la police. Il n’y a qu’un seul jour, pendant ces 10 dernières années, où il n’y a eu aucun fait de criminalité à la gare d’Anvers Central, et c’est celui où les paras sont venus s’y entraîner. On ne peut que se protéger au maximum. Exclure tout incident n’est pas possible, même avec l’armée, mais je n’oserais pas prétendre que cette sécurisation accrue ne permettra pas d’éviter un attentat", déclarait encore Bart De Wever.

La possibilité d’engager l’armée dans des missions de ce type a d’ailleurs été reprise dans l’accord de gouvernement de l’équipe de Charles Michel. Pour certaines missions de surveillance, l’armée peut être sollicitée temporairement, si le niveau d’alerte est relevé. C’est-à-dire qu’il passe de 2 (comme actuellement) à 3. Pour l’instant, le ministre de l’Intérieur Jan Jambon (N-VA) n’a pas estimé nécessaire de relever ce niveau d’alerte.

A la suite de l’attentat perpétré en mai dernier contre le Musée juif de Bruxelles, Bart De Wever avait déjà plaidé pour une surveillance du musée qui serait effectuée par l’armée.