La SNCB réclame 60 millions d’euros à Siemens

La SNCB exige une indemnisation d'au moins 60 millions d'euros de la part du constructeur allemand Siemens Transport en raison des avaries techniques récurrentes que la société ferroviaire connaît avec les trains Desiro.

La SNCB a acheté il y a quelques années 305 trains Desiro pour un montant de 1,2 milliards d’euros. Au fil du temps, les véhicules ont toutefois dévoilé leur déficience.

"Malgré un programme d'amélioration de 80 points, les rames n'atteignent toujours pas le niveau de fiabilité exigé", déplore, vendredi, la ministre de la Mobilité Jacqueline Galant (MR) dans plusieurs journaux néerlandophones.

Le CEO de la SNCB Jo Cornu avait déjà interpellé à ce sujet le responsable de Siemens Transport l'été dernier. "Je lui ai demandé s'il serait heureux d'être en possession d'une voiture qui tombe en panne tous les 8.000 kilomètres", avait-il dit. En moyenne, les trains Desiro connaîtraient en effet une avarie tous les 8.000 kilomètres.

D’autres problèmes ont été constatés. Ils concernent notamment la fermeture automatique des portes, l’attelage des rames ou encore le système de sécurité. Ces différents défauts ont fait sensiblement croître la facture d’entretien des engins.

Le patron de l'entreprise ferroviaire entend ne pas en rester là, notamment parce que toutes ces pannes n'aident pas la SNCB à améliorer ses chiffres en matière de ponctualité.