Une cellule bruxelloise de coordination contre le radicalisme

En début de semaine prochaine, une cellule de coordination réunissant la Région bruxelloise et les communes les plus concernées par la lutte contre le radicalisme sera instaurée. C’est ce qu’a indiqué le ministre-président bruxellois, Rudi Vervoort, précisant que des menaces d’attentat ont bien été déjouées par les services de renseignement et de police dans la capitale.

"Nos services font un travail extraordinaire et déjouent des menaces d'attentat" car "des cibles potentielles sont identifiées, pour lesquelles des mesures sont prises", a commenté le ministre-président bruxellois, Rudi Vervoort (PS), sur les ondes de Bel-RTL. Tout en refusant cependant de fournir davantage de détails.

"C'est une lutte sans merci contre ceux qui veulent exclure les pouvoirs publics du terrain, ceux qui veulent embrigader les jeunes", a commenté Vervoort (photo).

Outre le travail de lutte contre la radicalisation, mené sur le terrain par les services de prévention, et le soutien au milieu associatif, les services spécialisés "savent où se trouvent les poches de radicalisme à Bruxelles". Comme services spécialisés, Vervoort cite l'Organe de coordination pour l'analyse de la menace - OCAM -, la Sûreté de l'État et les zones de police.

Le chef de l'exécutif régional réunira lundi prochain les bourgmestres et chefs de zone de police des communes bruxelloises les plus concernées par le phénomène, à savoir Bruxelles Ville, Anderlecht, Schaerbeek et Molenbeek.

Cette cellule de coordination contre le radicalisme est destinée à assurer l'échange d'informations entre les autorités locales, mais aussi de manière verticale, vers le ministère de l'Intérieur, précise Rudi Vervoort.