La fermeture d’ambassades coûte cher à la Flandre

La décision récente du gouvernement fédéral de fermer 16 postes diplomatiques et consulaires à l’étranger occasionne des frais aux autorités flamandes, parce qu’elles partageaient souvent les bâtiments qui devront être délaissés par le personnel diplomatique. C’est ce qui est apparu mardi à la suite d’une question posée par le député Karim Van Overmeire (N-VA) en commission au Parlement flamand.

Le ministère belge des Affaires Etrangères fermera ou réorganisera prochainement 16 postes diplomatiques, situés avant tout en Europe, dans le cadre d’économies budgétaires. La liste de ces postes a été publiée par le ministre Didier Reynders le 19 décembre dernier.

Les ambassades qui devront fermer leurs portes dans un avenir assez proche sont celles de Tallinn (Estonie), Riga (Lettonie), Vilnius (Lituanie), Bratislava (Slovaquie), Ljubljana (Slovénie) et Nicosie (Chypre). En Afrique, les ambassades à Tripoli (Libye) et Brazzaville (Congo), ainsi que les consulats généraux à Casablanca (Maroc) et Johannesbourg (Afrique du Sud) fermeront leurs portes.

Outre-Atlantique, une fermeture du consulat à Toronto (Canada) était annoncée pour fin décembre 2014. Les activités des bureaux de coopération à Quito (Equateur) et La Paz (Bolivie) prendront quant à elles fin courant 2015. Par ailleurs, l'ambassade à Kaboul (Afghanistan) fermera ce mois-ci, comme annoncé déjà à la mi-novembre par le ministère des Affaires étrangères.

D’autre part, les tâches des consulats généraux à Lille et Strasbourg (France) seront reprises par l'ambassade à Paris, celles de Cologne par l'ambassade à Berlin (photo), tandis qu'un bureau consulaire sera ouvert dans les locaux de la représentation permanente auprès de l'ONU à Genève, où le consulat général belge fermera ses portes.

Le ministre-président flamand Geert Bourgeois (photo) a été informé par courrier de la fermeture des postes diplomatiques. "J’aurais trouvé mieux et plus correct de pouvoir en discuter avant que la décision ne soit prise", a fait savoir Bourgeois mardi au Parlement flamand.

"Environ 15.000 euros de frais supplémentaires par an"

La décision des autorités fédérales occasionne en outre des frais aux autorités flamandes, qui partageaient souvent des représentations avec les Affaires Etrangères. Elles doivent maintenant chercher de nouveaux bâtiments pour remplacer ceux qui seront délaissés par le personnel diplomatique belge.

"La fermeture des postes à Lille et à Cologne engendrera certainement des coûts supplémentaires. D’après de premières indications générales, sur base de l’indice standard des loyers disponible auprès de Cushman & Wakefield, cela représentera un surcoût annuel d’environ 15.000 euros", estimait Geert Bourgeois. "Un déménagement vers Düsseldorf serait encore plus cher".

"Il a été décidé d’organiser une réunion dans un avenir proche, pour discuter de l’organisation pratique et du statut diplomatique de nos représentants économiques qui, notamment au Maroc, pourrait être menacé", ajoutait encore le ministre-président flamand.