Les policiers ne ramèneront pas l’arme de service à domicile

La réunion de mardi entre le ministre de l’Intérieur Jan jambon (N-VA) et les syndicats de police n’a pas abouti, comme certains l’espéraient, à une généralisation de la possibilité pour les agents de conserver leur arme après le service. Des mesures de sécurité accrues ont par contre été décidées.

La réunion au cabinet du ministre de l’Intérieur (photo) avait lieu dans le cadre de récentes rumeurs faisant état de menaces de l'Etat Islamique envers les policiers belges et leurs familles, à la suite de la série d'attentats ayant notamment entrainé la mort de policiers français à Paris, la semaine dernière.

La porte-parole de la police fédérale Tine Hollevoet avait déjà tenu lundi à démystifier ces rumeurs, indiquant qu'"il n'existe à ce stade aucune indication concrète signalant que nos agents sont la cible d'attaques potentielles".

Le cabinet Jambon a encore souligné mardi qu'il n'y avait pas de raison de céder à la panique. "Il n'y a pas de menace concrète et précise, mais on comprend le sentiment des agents après les événements de Paris", a-t-on commenté.

Le SLFP Police souhaitait que tous les agents puissent continuer à porter leur arme de service en-dehors de leurs heures de travail, comme cela était le cas jusqu’en 2005, avant qu’une série d’incidents avec des armes de service n’entraine une modification des règles. La demande des syndicats de police n'a pas été rencontrée mardi.

"Nos membres sont inquiets après les événements en France", indiquait Vincent Houssin, du SLFP Police, à l'issue de la réunion. "Notre demande était donc légitime. Les décisions prises me laissent sur ma faim".

A l’heure actuelle, les chefs de corps locaux ont la possibilité de laisser leurs agents emporter leur arme à la maison à partir d'un certain niveau d'alerte. Cette situation restera en grande partie inchangée, si ce n'est que la décision a été prise "d'objectiver" la procédure grâce à un cadre de critères clairement définis.