Homans: "La radicalisation n’est pas liée à la discrimination"

Dans un entretien accordé au quotidien De Tijd, la ministre flamande des Affaires intérieures et de l’Intégration Liesbeth Homans (N-VA) admet que les autorités auraient dû faire plus pour contrer la radicalisation des musulmans flamands. Le bras droit de Bart De Wever refuse toutefois de voir les combattants évoquer le racisme pour justifier leur départ en Syrie. "Ces jeunes ont eu toutes leurs chances ici", estime-t-elle.

Vendredi, Liesbeth Homans a présenté une note de mesures ayant pour objectif de freiner la radicalisation de jeunes Flamands dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Cette note, qui doit à terme aboutir à un plan d’action, se concentre sur la sensibilisation et la prévention.

D’après la ministre flamande des Affaires intérieures, qui répondait aux question du Tijd, les autorités auraient dû faire plus face au phénomène. "Mais c’est injuste de faire porter toute la responsabilité aux autorités. Les parents de ces jeunes sont également responsables. Et les jeunes eux-mêmes aussi, évidemment".

Liesbeth Homans refuse de voir les combattants évoquer le racisme pour justifier leur départ. "La Flandre est une société très ouverte. Qui a discriminé Brian De Mulder ? Et Jejoen Bontinck ? Regardez les combattants syriens que nous connaissons. Quelle chance n’ont-ils pas eue ? Ils sont nés ici et ont été élevés ici. Ils ont pu profiter de notre système d’enseignement et de notre marché de l’emploi", avance-t-elle. Pour la ministre flamande de l’Intégration, ces jeunes radicalisés sont juste particulièrement influençables.