Cellule terroriste belge: deux suspects recherchés en Espagne

Au moins deux hommes soupçonnés d'être impliqués dans la préparation de l'attentat terroriste déjoué à Verviers sont toujours en fuite. D’après certains médias espagnols, les deux individus se trouveraient actuellement en Espagne. Parallèlement, le suspect arrêté samedi en Grèce a accepté d'être remis aux autorités belges pour "prouver son innocence" dans cette affaire.

Les deux suspects sont Abdelmounaim Haddad, 21 ans, et Zaid Koullis, 18 ans. Le premier est de nationalité belge, tandis que le second serait en possession d'un passeport néerlandais.

Ils auraient pris la fuite lors de l'assaut de la police dans l'appartement de Verviers. Selon Het Nieuwsblad et Het Belang van Limburg, le soir même, les deux suspects avaient déjà fui vers Paris, passant outre les services de sécurité français.

Ces derniers auraient alors alerté leurs collègues espagnols de l'arrivée possible des deux hommes à Madrid, d'où il est possible de rejoindre le Yémen ou l'Arabie saoudite. Selon la presse espagnole, les deux suspect seraient armés. Les autorités du pays ont lancé un avis de recherche. De son côté, le parquet fédéral n’a pas souhaité commenté l’information.

Le suspect arrêté en Grèce remis aux autorités belges

L'Algérien de 33 ans arrêté samedi à Athènes et soupçonné d'avoir un lien avec la cellule djihadiste démantelée la semaine dernière en Belgique s'est dit "d'accord" pour être remis aux autorités belges.

Le suspect a indiqué vouloir "prouver son innocence" dans cette affaire, lors de sa comparution devant le procureur de la cour d'appel d'Athènes qui venait lui-même de requérir cette remise à la Belgique pour "appartenance à une organisation terroriste", selon la même source.

La décision finale sera rendue d'ici à mercredi par le président de la cour d'appel.

Selon la source judiciaire, le jeune homme avait appelé "trois ou quatre fois" depuis Athènes un djihadiste présumé emprisonné en Belgique et a été arrêté pour ce motif à la demande de la Belgique.

Le suspect a reconnu avoir passé ces appels car il "connaissait" le prisonnier, a-t-elle ajouté. Jusqu'ici il n'a pas encore été établi si l'homme emprisonné en Belgique avait un lien avec les deux hommes abattus jeudi soir par la police à Verviers.