La pollution tue de moins en moins d’oiseaux à la Côte belge

Depuis le début des observations en 1962, le nombre d'oiseaux morts à cause de la pollution aux hydrocarbures sur la Côte belge n'a jamais été aussi faible que ces dernières années, indique mercredi l'institut flamand pour l'environnement, Instituut voor Natuur- en Bosonderzoek (INBO). Cette baisse reflète notamment la diminution des phénomènes des marées noires.

"Au début des observations, plus de 60% des oiseaux mourraient à cause de la pollution aux hydrocarbures, ces dernières années ce chiffre a reculé à 20%", selon le chercheur de l'INBO, Eric Stienen.

"La mortalité des oiseaux recule également. Auparavant, on retrouvait en moyenne plus de cinq volatiles sans vie par kilomètre sur la plage, actuellement on en compte généralement moins de un."

Cette baisse reflète également la diminution des phénomènes des marées noires à la Côte. "Cela prouve que de moins en moins d'hydrocarbures sont rejetés dans la mer, d'où la diminution de morts causées par le pétrole chez les oiseaux. Une tendance qui est également observées chez nos voisins du nord", selon le chercheur.

Le Guillemot de Troïl est un oiseau particulièrement sensible à la pollution aux hydrocarbures. Il est donc internationalement reconnu comme un indicateur de cette pollution. "La Convention pour la protection du milieu marin de l'Atlantique du Nord-Est (OSPAR) estime que l'on peut parler d'une bonne qualité de l'environnement en mer du Nord, moins de 10% des guillemots ont été englués dans du pétrole", pointe M. Stienen.

Le dénombrement des oiseaux à la Côte est effectuée par un réseau de 71 volontaires.