Plus de 2.000 personnes protestent devant le cabinet des Pensions

Environ 2.000 personnes se sont rassemblées mercredi matin devant le cabinet du ministre des Pensions Daniel Bacquelaine, rue des Petits Carmes à Bruxelles. Les syndicats exigent une "concertation sociale sérieuse" sur la réforme des pensions et les économies du gouvernement. Une délégation du front commun syndical pour les services publics a été reçue par le ministre.

La manifestation, lancée par la CGSP wallonne a reçu un large soutien de l'ensemble des organisations syndicales représentant les travailleurs des services publics. La CSC et le SLFP ont en effet rejoint l'action. Les centrales services publics, transports et enseignement étaient les mieux représentées à ce rassemblement.

"Concrètement, nous demandons au gouvernement de prendre nos arguments en compte pour adapter ou supprimer certaines mesures de l’accord gouvernemental ", expliquent les syndicats dans un communiqué.

"Nous faisons face à un certain nombre de problèmes: la cessation progressive des services publics, le sous-financement et les licenciements des membres du personnel", indique Chris Reniers, de l’ACOD.

"Nos pensions ne doivent pas être rangées dans la problématique général"

Daniel Bacquelaine a reçu une petite délégation du front commun syndical. L'entrevue s’est achevée peu avant midi.

Michel Meyer, vice-président de la CGSP, a salué "l'écoute mutuelle" qui a prévalu lors de cette réunion. "Mais le ministre a déclaré que toutes les réformes en cours doivent aboutir à des économies budgétaires", a-t-il rappelé devant les militants. "Nous avons mis le focus sur les centaines de métiers du service public. Nos pensions ne doivent pas être rangées dans la problématique générale. Nous sommes le lien social du pays. Nous souhaitons une vraie discussion comme cela se fait en ce moment dans le privé avec le Groupe des Dix", a conclu M. Meyer.

"Ce que le gouvernement veut ne doit pas advenir", a lancé pour sa part Luc Hamelinck, président de la CSC Services publics. "La discussion a été positive mais nous devons rester attentifs. Ce n'est pas gagné. Le ministre a en effet rappelé qu'il devait faire des économies."

François Fernandez-Corrales, président du SLFP, a indiqué de son côté que le ministre avait été sensible aux arguments des syndicats. "Mais nous verrons dans les prochains jours si une vraie concertation voit aussi le jour dans les services publics", a-t-il ajouté, signalant qu'une discussion technique allait bientôt débuter entre les représentants de la fonction publique et le cabinet du ministre des Pensions.

La manifestation s'est ensuite disloquée, alors que certains militants scandaient "grève générale."