Surveillance policière devant le domicile de Bart De Wever

Au moins trois hommes politiques - dont le président de la N-VA et bourgmestre d’Anvers Bart De Wever - et personnalités importantes bénéficient actuellement d’une protection renforcée, à la suite du relèvement du niveau d’alerte à 3 en Belgique, mais aussi de menaces très ciblées prononcées ces derniers jours. Quant aux militaires belges, ils ont reçu des consignes strictes de sécurité, en raison de la menace terroriste.

Des menaces sérieuses auraient été prononcées ces derniers jours, depuis le milieu terroriste, à l’encontre de plusieurs personnalités politiques. Parmi celles-ci figurent le Premier ministre Charles Michel et le bourgmestre anversois Bart De Wever.

Dans l’entourage du Premier ministre libéral, on précise que Charles Michel a reçu plusieurs menaces depuis l’été dernier, notamment par le biais de lettres contenant des balles. De nouvelles menaces n’auraient pas été proférées à son encontre ces deux dernières semaines, mais sa protection a cependant été renforcée.

D’autres membres du gouvernement fédéral auraient également fait l’objet de menaces. On ne sait pas encore si certains d’entre eux recevront une protection accrue.

Le porte-parole du bourgmestre anversois Bart De Wever (photo) ne veut par contre ni confirmer ni infirmer la rumeurs de menaces à l’adresse du président de la N-VA. Et le parquet n’a pas voulu non plus faire de commentaires. La surveillance policière a néanmoins été renforcée devant le domicile du bourgmestre d’Anvers (photo ci-dessus et vidéo ci-dessous).

Autres précautions en Belgique

Les 300 militaires qui avaient été prévus pour des tâches de surveillance supplémentaire, aux côtés de la police fédérale, dans les villes d’Anvers, Bruxelles, Liège, Verviers et Huy sont entretemps presque tous en poste. Notamment dans le quartier juif d’Anvers.

Sécurité renforcée pour les militaires

Tout comme le personnel de la police, les militaires belges ont reçu des consignes de sécurité strictes en raison de la menace terroriste. Les contrôles sur les bases de l'armée ont aussi été renforcés, indique ce vendredi le service presse de la Défense.

L'état-major a ainsi recommandé aux militaires d'être particulièrement vigilants en raison de la menace terroriste. Il leur a été demandé d'observer une certaine discrétion sur les réseaux sociaux. Les militaires ne peuvent en outre plus se rendre et quitter leur lieu de travail en uniforme.

Sur les bases militaires, les soldats en arme sont plus nombreux aux entrées des complexes et le nombre de patrouilles a également été augmenté. Une série de services, comme les livraisons, ne peuvent plus pénétrer à l'intérieur des installations mais doivent d'abord faire l'objet d'une identification et d'un contrôle préalable.

Nicolas Maeterlinck

Et puis les autorités judiciaires ont fait fermer le complexe cinématographique Imagix (photo) à Tournai (province du Hainaut) pour la durée du Ramdam Festival qui s’y déroulait. En cause, des indices sérieux de risque d’attentat. Le site sera fermé jusqu’au 28 février.

Les organisateurs du festival regrettent la décision judiciaire et affirment que cette décision les "conforte plus que jamais dans l'envie de poursuivre l'action du festival et de porter haut ses valeurs".

"Depuis sa création en 2011, le Ramdam Festival a donné la parole à des sensibilités plurielles et a prôné des valeurs d'ouverture sur le monde, de dialogue, de tolérance, de liberté et d'échange. Son succès auprès d'un public toujours plus important et le soutien des artistes sont la preuve de l'attachement de tous à la liberté d'expression", indique un communiqué. "L'âme du festival sortira renforcée de cet événement", concluaient les organisateurs.