La caisse intelligente inquiète l’horeca

Un peu plus de 1.000 entrepreneurs et travailleurs ont manifesté à Bruxelles pour demander au gouvernement qu'il prenne des mesures destinées à compenser l'introduction de la caisse intelligente. Le secteur craint de voir 63.000 emplois s’évaporer en raison des contraintes que celle-ci impliquerait.

Des entrepreneurs et indépendants de tout le pays ont rallié le centre de Bruxelles mardi à l'appel des fédérations Horeca Bruxelles, Vlaanderen et Wallonie. Ils ont fait entendre leur voix contre la "boîte noire" de l'horeca: une caisse enregistreuse intelligente dont devront bientôt être équipés les quelque 50.000 établissements du pays.

"La caisse n'est pas le problème, c'est le climat dans lequel elle est introduite", estime Filip Vanheusden, président de Horeca Vlaanderen. La crise économique a durement touché le secteur depuis 2009 qui craint maintenant de voir 63.000 emplois s'évaporer en raison des contraintes qu'impliquera la caisse intelligente.

"Il est pourtant possible de donner un avenir à tous ces gens!", poursuit Yvan Roque, le président de Horeca Bruxelles. Afin de pérenniser l'emploi, les trois fédérations sectorielles demandent la baisse des charges sur le travail, l'abaissement de la TVA sur les boissons de 21 à 12% ainsi qu'un régime plus souple pour ce qui concerne les heures supplémentaires.

Les organisateurs auraient aimé mener une marche dans les rues de la capitale, mais cette demande leur a été refusée en raison des mesures de sécurité prises par le gouvernement à la suite des récentes opérations anti-terroristes.

Les entrepreneurs se sont dès lors rendus au siège de l'Open VLD, parti de la majorité gouvernementale, où une délégation a été accueillie par la présidente de la formation, Gwendolyn Rutten, et le secrétaire d'Etat à la Lutte contre la fraude sociale, Bart Tommelein. D'autres représentants du secteur ont également rejoint les sièges des trois autres partis du gouvernement fédéral (N-VA, MR, CD&V).