Des mesures collectives prises à l'égard des Ultras du Standard

Le bourgmestre de Liège Willy Demeyer, le vice-président du Standard Bruno Venanzi, les représentants de "La famille des rouches" et la police de Liège se sont réunis samedi suite au tifo qui avait fait polémique dimanche dernier lors du match contre Anderlecht. Des mesures seront prises à l'encontre du club de supporters des Ultras Infernos.

Ce club de supporters, qui regroupe entre 600 et 700 personnes, sera interdit collectivement d'animation dans le stade (et de déploiement de tifo) "jusqu'à nouvel ordre", a annoncé Bruno Venanzi. Le Standard a aussi décidé de leur interdire les déplacements extérieurs ainsi que des facilités en matière de tickets.

Des réunions ultérieures auront lieu entre le club et les supporters pour savoir jusqu'à quand ces mesures seront maintenues.

Une réunion est par ailleurs prévue lundi entre le club, le ministère de l'Intérieur et les forces de l'ordre pour décider d'éventuelles mesures individuelles à l'encontre des supporters à l'origine du tifo. Des interdictions de stade devraient être décidées.

Lors de la réunion samedi, les Ultras Inferno se sont aussi engagés à déployer à l'avenir uniquement les bâches qui ont reçu un accord du club et des autorités.

Les participants à la réunion se sont accordés pour que le bourgmestre de Liège participe à la prochaine assemblée générale des supporters afin d'expliquer ce qu'un match représente en termes de coûts, de mobilisation policière et de gestion.

Par ailleurs, une charte des valeurs sera rédigée. "Nous allons définir les valeurs qui représentent le mieux le club, comme la ferveur, la famille ou la passion. Cette charte sera respectée par toutes les parties concernées", a affirmé Bruno Venanzi.

La police de Liège a également souligné l'apparition d'un nouveau phénomène, baptisé "free fighters". Des groupes de jeunes, se prétendant supporters, cherchent la bagarre aux alentours des stades, comme cela s'est passé dernièrement à Charleroi et lors de Standard-Feyenoord. Ces jeunes n'ont toutefois aucun lien avec les Ultras Infernos.