Une salle de prière temporairement fermée suite aux perquisitions

Une salle de prière située à Neeroeteren, dans l'entité de Maaseik (Limbourg) a été fermée pour trois mois sur ordre du bourgmestre de Maaseik, Jan Creemers (CD &V). Vendredi matin, des perquisitions ont eu lieu dans cette maison dans le cadre d’une opération anti-terroristes.

Jan Creemers a pris sa décision après une rencontre avec le responsable de cette salle de prière. "Notre décision se fonde sur des impératifs de sécurité. Le fait que des perquisitions y ont été menées nous permet de déduire que des choses s'y sont produites qui sont répréhensibles. De plus, cette maison de prière ne répond pas aux prescriptions en matière d’incendieé a ajouté le bourgmestre.

Quatre personnes arrêtées

Au total, 170 agents ont mené 22 perquisitions vendredi: deux à Maasmechelen, onze à Maaseik, une à Kinrooi (Maaseik), deux à Houthalen-Helchteren, quatre à Anvers, une à Genk et une à Molenbeek. Aucun explosif n'a été découvert, pas plus que des armes ou munitions. L'un des lieux perquisitionnés, à Neeroeteren (Maaseik), était cette salle de prière ouverte l'année dernière.

Quatre personnes ont été appréhendées dans le cadre d'une enquête judiciaire sur les combattants en Syrie, elles ont été placées sous mandat d'arrêt et inculpées de participation aux activités d'un groupe terroriste, indique le parquet fédéral. Elles sont soupçonnées d'avoir enrôlé des combattants et d'en avoir accueillis à leur retour. Le parquet fédéral n'a donné aucun détail sur ces quatre personnes.

Cette enquête a débuté en 2014. Elle s'est ensuite accélérée après les événements de Paris et Verviers, même s'il n'y a aucun lien entre ces dossiers, insiste le parquet. L'organisation visée vendredi ne planifiait pas d'attentat.

 

La filière de Maaseik

D'après le quotidien Le Soir, de ce samedi, les perquisitions menées vendredi auraient aussi un lien direct avec un dossier plus ancien, celui d'une filière belge liée aux attentats de Madrid perpétrés en 2004.

La "filière de Maaseik" servait, il y a une dizaine d'années de base de repli en Belgique du GICM, le Groupe islamique combattant marocain, une organisation armée sunnite, affiliée à Al Qaïda et responsable des attentats de Casablanca (2003) et de Madrid (2004).