Le projet pilote Gaudi arrête 542 illégaux

L’initiative du ministre de l’Intérieur Jan Jambon ( N-VA) et du Secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration Theo Francken (N-VA), menée dans 8 communes du pays à l’encontre de voleurs à la tire ou à l’étalage, entre le 11 décembre 2014 et le 18 janvier 2015, a conduit à l’interpellation de 542 personnes en situation illégale en Belgique.

Le projet pilote baptisé Gaudi était organisé dans huit communes du pays, du 11 décembre au 18 janvier et visait tout particulièrement à interpeller puis renvoyer plus rapidement dans leur pays d’origine des voleurs à la tire ou à l'étalage qui se révèlent être en situation illégale en Belgique.

Les 542 personnes interpellées au terme de cette action représentent une augmentation d'environ un tiers des interpellations par rapport à la même période un an plus tôt. Parmi ces personnes, 70 ont déjà été renvoyées vers leur pays. Au début du mois de janvier, le Secrétaire d’Etat Theo Francken avait indiqué espérer "qu'à la fin de la période de test, une centaine de voleurs résidents illégaux auront pu être renvoyés dans leur pays".

L'action Gaudi était menée à Anvers, Gand, Louvain, Bruxelles-Ville, Molenbeek-Saint-Jean, Liège, Charleroi et Braine-l'Alleud. Dans ces communes, la police a mené des actions spécifiques contre les pickpockets.

"La période des fêtes et des soldes est très en vogue chez les voleurs à la tire et à l'étalage, dont une partie n'a pas de permis de séjour", indique Theo Francken (photo). "Cette action augmente le sentiment de sécurité et est un signal envers, par exemple, les services de police participants, pour leur montrer que leur travail est suivi."

Le Secrétaire d'Etat à l’Asile et la Migration indique que pendant le test, il a été possible de passer à une "action directe" dans deux cas sur trois: "mise en détention dans un centre fermé, présentation au parquet, renvoi en prison parce qu'ils faisaient déjà l'objet d'un signalement ou entame d'une procédure de pré-identification". Les autres cas concernent notamment des mineurs d'âge ou des personnes dont la procédure de demande d'asile est encore en cours.

Le bourgmestre anversois Bart De Wever (N-VA), dont la ville participait au projet, se dit également satisfait. "Sous le gouvernement fédéral précédent, on avait encore davantage de chances d'être expulsé quand on n'avait rien fait de mal", déclarait-il.