L’opération aérienne belge en Irak maintenue

La mission des six avions de combat F-16 basés en Jordanie et engagés depuis début octobre 2014 dans l’intervention internationale contre le groupe terroriste Etat Islamique (EI) en Irak continue, malgré l’exécution d’un pilote jordanien par l’EI. La Défense belge estime que le risque pour cette opération n’a pas changé.

Au lendemain de la diffusion par l’Etat Islamique d’une vidéo montrant l’exécution d’un jeune pilote jordanien capturé, brûlé vif dans une cage, la Défense belge a estimé que le risque pour la mission des F-16 basés en Jordanie et opérant en Irak n’a pas changé. "Nous avions effectué une analyse approfondie du risque avant de décider de prendre part à cette mission. Ce risque n’a pas changé", a expliqué le commandant de la composante air, Frederik Vansina.

L’opération est donc maintenue. Le général Vansina précise néanmoins qu’il s’agit bien d’une guerre et que le risque zéro n’existe donc pas. "Nous sommes convaincus qu’avec nos tactiques, l’attitude professionnelle et l’excellent entraînement de nos militaires ce risque reste maîtrisable".

La Belgique collabore notamment avec les Etats Unis, la Grande-Bretagne, la France, les Pays-Bas et le Danemark dans l’opération internationale contre l’Etat Islamique en Irak. Elle n’est pas impliquée dans les opérations en Syrie, qui sont avant tout menées par des avions de combat américains et arabes. Alors que le gouvernement irakien a donné son accord aux opérations internationales contre l’EI, le régime syrien ne l’a pas fait.

Mi-novembre 2014, le ministre de la Défense Steven Vandeput indiquait que la mission belge depuis une base jordanienne était prolongée pour 6 mois, c’est-à-dire jusqu’à l’été 2015.

Un responsable américain a indiqué ce mercredi que les Emirats arabes ont suspendu fin décembre leurs frappes aériennes contre l’EI en Syrie, après la capture le 24 décembre du jeune pilote jordanien accidenté, qui a depuis été exécuté par les djihadistes.