L’alcolock encore peu imposé en Belgique

Depuis l’introduction de cette possibilité dans le dispositif légal belge, il y a 4 ans, seuls 21 automobilistes ont été contraints à placer un alcolock sur leur voiture à la suite d’une décision de justice. Aux Pays-Bas, 4.000 appareils empêchant le conducteur de démarrer quand il a bu trop d’alcool ont déjà été placés sur le même laps de temps.

Un alcolock consiste en un éthylotest antidémarrage, c’est-à-dire un appareil qui empêche la voiture de démarrer si le chauffeur a bu plus d'alcool qu'autorisé. Aux Pays-Bas, environ 4.000 de ces dispositifs ont déjà été installés.

Les conducteurs avec une certaine alcoolémie y sont automatiquement condamnés au placement d'un alcolock (photo), sinon ils écopent d'une interdiction de conduire de 5 ans", explique Koen Peeters de l'Institut belge pour la sécurité routière en parlant de la situation aux Pays-Bas voisins.

Selon les précisions apportées par la juge de police Kathleen Stinckens, ce lundi matin dans l’émission radio "De Ochtend" (VRT), "le coût d'un tel appareil est très élevé, et ce n'est pas évident avec les nombreuses personnes qui roulent en voiture de société, il faut alors informer l'employeur ou la société de leasing du placement de l'alcolock".

Le nombre comparativement peu élevé de placements imposés d'alcolocks en Belgique s'explique également par le fait que "la personne jugée doit accepter l'installation de l'alcolock".