Open VLD propose d’ouvrir les magasins jusque 22h

"En réaction à la concurrence du commerce en ligne", les libéraux flamands veulent permettre aux magasins de rester ouverts plus longtemps le soir. Autrement dit, repousser l’heure de fermeture obligée de 20h à 22h. Le sujet devrait être débattu prochainement en commission de la Chambre. Les organisations d’indépendants SNI et Unizo se montrent négatives face à la proposition de l’Open VLD, tout comme les partis d’opposition SP.A et Groen.

"Nous ne voulons pas obliger les commerçants à rester ouverts jusque 22 heures. Nous souhaitons juste leur offrir cette possibilité. Un coiffeur qui se fait attraper parce qu'il reçoit encore un client à 20h15, cela ne va plus. Nous vivons et travaillons tous dans un Etat libre", justifient les auteurs de la proposition, les libéraux flamands Vincent Van Quickenborne (photo), Ine Somers et Patricia Ceysens, qui font de ce texte leur "priorité absolue".

Fermer les magasins à 20 heures n'est plus de ce temps, alors que de plus en plus de commerces, comme des libraires, offrent également un en-cas ou un café, soulignent-ils.

Mais l'opposition SP.A et Groen ne voit pas les choses de la même façon. Selon les socialistes et les écologistes flamands, la levée des restrictions aura un effet d'entraînement au détriment des travailleurs, qui seront contraints d'accumuler les heures supplémentaires et les horaires inconfortables, et des commerces de détail, qui seront encore un peu plus écrasés par les grandes enseignes.

"Pas vraiment de demande d’ouverture prolongée"

"C’est incompréhensible venant du soi-disant parti des indépendants", a notamment réagi sur Twitter le chef de groupe écologiste, Kristof Calvo. La présidente de l'Open VLD, Gwendolyn Rutten, l'a invité sur le même réseau social à quitter le camp des "interdits" et des "obligations" pour rejoindre celui du "possible".

Le président du SP.A, Bruno Tobback, a également fustigé la proposition libérale flamande, qu'il voit comme un texte rédigé pour le confort d'un "petit groupe" de nantis, qui veut s'offrir le luxe d'encore s'acheter une chemise ou une paire de chaussures à 21 heures, au détriment de travailleurs faisant face à des "horaires impossibles".

Au sein des classes moyennes, le syndicat neutre pour les indépendants (SNI), a d'ores et déjà rejeté la proposition. L’Union des entrepreneurs indépendants est du même avis, et rappelle qu’il « est actuellement déjà possible d’organiser 15 fois par an une ouverture plus tardive des magasins ». Mais l’Unizo précise immédiatement que les commerçants en font rarement usage, parce qu’il n’y a pas de demande à ce sujet de la part des consommateurs.