Roularta va revendre toutes ses activités en France

Le plus grand groupe média de Belgique, dont le siège est établi à Roulers (Flandre occidentale), va vendre tous ses titres de presse français à Patrick Drahi, le patron de l’empire des télécoms Altice (SFR), et à son associé Marc Laufer. La cotation de l’action Roularta Media Group a été suspendue jeudi matin à la Bourse de Bruxelles, dans l’attente de la publication d’un communiqué.

"Les négociations exclusives entamées par Roularta Media Group avec Monsieur Patrick Drahi associé à Monsieur Marc Laufer devraient permettre la cession de la totalité des activités de Roularta en France", a confirmé jeudi dans un communiqué le plus grand groupe média belge, créé en 1954 par Willy De Nolf et dirigé aujourd’hui par le fils de ce dernier, Rik De Nolf (photo).

Alors que les pourparlers portaient dans un premier temps sur les magazines L’Express et L’Expansion, Patrick Drahi et Marc Laufer devraient finalement reprendre la vingtaine de titres jusqu'ici regroupés dans le groupe L'Express-Roularta, c’est-à-dire l'hebdomadaire L'Express, les mensuels L'Expansion, Live, Classica, Lire, Pianiste, Mieux Vivre Votre Argent et Studio Cine Live, les salons professionnels Job Rencontres, les sites Distrijob et lentreprise.fr, le groupe L'Etudiant et ses salons, le magazine people Point de Vue et ses déclinaisons Histoire et Images du Monde.

Les magazines de décoration Côté Sud, Côté Ouest, Côté Est, Côté Paris, Maison Française Magazine, Décoration Internationale, le magazine de cuisine Zeste, ainsi que les salons Côté Sud et Côté Ouest, et enfin l'hebdomadaire gratuit "A Nous Paris" et les mensuels gratuits "A Nous Lille", "A nous Lyon" et "A nous Marseille" seront également repris par Patrick Drahi (déjà principal actionnaire du quotidien français Libération) et Marc Laufer.

La procédure de consultation du Comité d'Entreprise de Groupe Express Roularta (GER) devrait être entamée dans les plus brefs délais, tout comme la procédure d'autorisation de la cession projetée auprès des Autorités de la concurrence, afin de permettre la réalisation de cette cession projetée.

En cas d'accord, Roularta notera dans ses comptes annuels pour 2014 une réduction de valeur, sur les activités françaises, estimée entre 140 et 150 millions d'euros.