Les syndicats rassembleront leurs militants le 11 mars

En front commun, les syndicats socialiste, chrétien et libéral organiseront le 11 mars à Bruxelles une « concentration de militants », pour accroître la pression sur le gouvernement à propos de thèmes qui leur tiennent à cœur, comme le tax shift, le saut d’index et d’autres mesures gouvernementales. Le ministre de l‘Emploi, Kris Peeters, rappelle qu’en vertu de l’accord social qui vient d’être signé, les syndicats n’auront pas le droit d’être en grève.

Le front commun syndical FGTB-CSC-CGSLB a d’ailleurs précisé que l’action prévue pour le 11 mars ne "sera pas une grève, mais un rassemblement statique" de 11h à 13h. Gina Heyrman du syndicat socialiste n’a pas voulu préciser où la concentration de militants se tiendra exactement à Bruxelles et combien de personnes elle rassemblera.

Les syndicats n’entendent en tous cas pas mobiliser dans la même mesure que lors des grèves et manifestations de l’automne dernier, mais soulignent que "tout le monde est bienvenu" et sera couvert par son syndicat. En septembre 2014, une action de protestation semblable avait attiré plusieurs milliers de militants à la Place de la Monnaie.

L'objectif du front commun est d'amener le gouvernement fédéral à revoir ses positions sur la fiscalité, les mesures en matière de chômage et de disponibilité, la réforme des pensions, le pouvoir d'achat, le saut d'index et les services publics.

La FGTB socialiste souligne que les actions seront menées "pas à pas" et chaque fois suivies d'une évaluation. La CSC - qui contrairement à son homologue socialiste a approuvé le projet d'accord conclu au sein du Groupe des Dix à une courte majorité - évoque elle des actions "ciblées et proportionnées". "Nous ne laisserons pas le gouvernement en paix, la mobilisation continue", résume le syndicat chrétien

D'ici le 11 mars, les syndicats organiseront des sessions d'information dans les entreprises, des actions de sensibilisation et des actions régionales.

"Les actions ne pourront pas être des grèves"

Les syndicats sont des organisations qui par essence sont vouées à l'action, mais à la suite de l'accord social qui vient d'être scellé, celles-ci ne pourront pas être de "grève", a indiqué ce jeudi le ministre fédéral de l'Emploi, Kris Peeters (photo), lors d'un débat à la Chambre.

Il ne pourra être question "d'hypothéquer le fonctionnement des entreprises", a précisé le ministre alors que certains représentants de la majorité se sont étonné de l'appel aux actions lancé par les organisations à peine l'accord social scellé. Kris Peeters (CD&V) a rappelé que l'accord conclu pour deux ans était assorti d'un passage garantissant la stabilité dans les secteurs et les entreprises au sein desquels se poursuivront les négociations sociales.