Le bourgmestre de Vilvorde convié aux Etats-Unis

Tout comme la maire de Paris, Anne Hidalgo, et le bourgmestre de Rotterdam, Ahmed Aboutaleb, le bourgmestre de Vilvorde Hans Bonte (SP.A) assistera cette semaine à Washington à la session plénière de la réunion internationale de lutte contre l’extrémisme violent, en présence des maires de grandes villes américaines. Ces derniers sont "curieux de voir comment travaillent" leurs collègues européens, expliquait Bonte (photo principale) ce lundi dans l’émission "De Ochtend" de la VRT (Radio 1).
Nicolas Maeterlinck

Tout comme la maire de Paris, Anne Hidalgo, et le bourgmestre de Rotterdam, Ahmed Aboutaleb, le bourgmestre de Vilvorde Hans Bonte (SP.A) assistera cette semaine à Washington à la session plénière de la réunion internationale de lutte contre l’extrémisme violent, en présence des maires de grandes villes américaines. Ces derniers sont "curieux de voir comment travaillent" leurs collègues européens, expliquait Bonte ce lundi dans l’émission "De Ochtend" de la VRT (Radio 1).

Parmi ceux-ci figurent aussi la maire de Paris, Anne Hidalgo, le bourgmestre de Rotterdam, Ahmed Aboutaleb, et celui de Vilvorde, Hans Bonte. Ce dernier prenait ce lundi l’avion pour Washington et est attendu mardi à la Maison Blanche pour le débat entre diverses grandes villes américaines. "On me demande de témoigner de l’expérience que nous avons en Belgique" sur la radicalisation, expliquait Hans Bonte ce lundi dans l’émission "De Ochtend". Mercredi, le bourgmestre de Vilvorde fera un exposé au forum international et prendra part à un grand débat.

D’après Bonte, l’invitation aux Etats-Unis fait suite à l’échange d’expériences entre les USA et Vilvorde, ces derniers temps. Il y a six mois, une délégation d’enquêteurs, d’analystes et d’agents de police américains avait passé toute une semaine à Vilvorde pour voir comment la commune brabançonne flamande tente de contrecarrer la radicalisation de jeunes.

Hans Bonte s’était ensuite rendu avec une délégation belge à la Maison Blanche et à Columbus, dans l’Ohio, "où l’on connait le même type de radicalisation". D’après le bourgmestre socialiste, « les Américains sont particulièrement curieux de notre réseau social plus étroit, de notre engagement envers la communauté ». Les Etats-Unis tentent aussi d’atteindre les personnes plus fragiles, via un réseau d’organisations, pour pouvoir ainsi lutter contre une minorité de gens qui tentent de recruter et d’arracher des jeunes à nos quartiers".

"Pareil engagement envers la communauté a pour but de réveiller la société dans son ensemble face au radicalisme, à l’extrémisme et aux tentatives de recrutement. D’autre part, il faut remettre sur la bonne voie les gens qui sont fragiles face au radicalisme".

Hans Bonte espère aussi rassembler de nouvelles idées aux Etats-Unis. "D’expérience je sais que dans ce débat on peut apprendre les uns des autres. Il n’y a pas de scénario fixe à suivre. Partout il se passe des choses intéressantes".