Les policiers sont épuisés par la menace terroriste

Le relèvement de la menace terroriste au niveau 3 en Belgique affecte les services de police. Un mois après son entrée en vigueur, la fatigue physique et morale s’installe, surtout dans les petites zones de police en effectifs réduits. Les syndicats réclament d’urgence davantage de personnel, indiquent les journaux du groupe Sudpresse.

La fatigue physique, mais aussi morale, se ferait surtout sentir au sein des plus petites zones de police du pays, où les effectifs moins nombreux sont contraints d’enchaîner des heures de travail et de surveillance, ou de mener des missions dans des conditions peu sécurisantes, rapportent les journaux de Sudpresse.

Pour les syndicats de police, le maintien d'un niveau 3 de menace terroriste n'est, à long terme, pas tenable. "On peut encore tenir quelques jours, quelques semaines comme cela. Mais l'épuisement va générer un estompement de l'état de veille et de la vigilance", explique-t-on du côté du syndicat Sypol.

"Et plus ça dure, plus cela coûte. Or, sur le terrain, les finances ne suivent pas. Il y a un trou de 3.000 équivalents temps plein. C'est un travail de fond qu'il faut mener, et cela passe par un refinancement la police et par des engagements d'enquêteurs", souligne Vincent Gilles, président national du SLFP Police.