Un Anversois en lice pour coloniser Mars

Un Belge figure actuellement encore au nombre des 100 candidats - 50 hommes et 50 femmes - retenus dans le cadre du projet Mars One, qui vise à envoyer un groupe de colons sur la planète rouge pour l’habiter. Il s’agit d’un Anversois de 42 ans.

Le projet Mars One a été lancé en 2013, notamment par l'ingénieur néerlandais Bas Lansdorp, et vise à envoyer les premiers colons sur la planète rouge dès 2024. La société néerlandaise qui gère le projet a publié lundi la liste des 50 hommes et 50 femmes retenus.

Au total, près de 200.000 personnes originaires de 140 pays différents s'étaient inscrites comme candidats colons, et une première sélection avait été réalisée en mai dernier. Ils ne sont à présent plus que 100 candidats à pouvoir espérer décrocher un éventuel aller simple vers la planète Mars.

Parmi eux Brad, un Anversois de 42 ans, selon son profil diffusé sur le site du projet. La prochaine étape de la sélection consistera à former six groupes de quatre personnes pour débuter les entraînements, les tests physiques et participer à des simulations.

Parmi les candidats, 39 sont originaires du continent américain, 31 d'Europe, 16 d'Asie, sept d'Afrique et sept d'Océanie. Ceux qui n'ont pas été sélectionnés pourront à nouveau postuler en 2015, pour rejoindre le projet en tant que remplaçants, précise encore le communiqué de Mars One.

Beaucoup de questions subsistent

Mars One est un projet lancé par l’ingénieur néerlandais Bas Lansdorp, visant à installer une colonie humaine sur la planète Mars et l'occuper dès 2024.

Les fondateurs du projet affirment qu'une mission spatiale habitée vers Mars - projet envisagé mais régulièrement repoussé par la NASA pour des raisons de coût et de faisabilité technique - est réalisable dès aujourd'hui à des coûts relativement modérés (6 milliards de dollars américains pour la première phase1) en utilisant des techniques existantes et des composants déjà développés, notamment par la société américaine SpaceX, spécialisée dans l’astronautique et le vol spatial.

Une particularité du projet est qu'il est prévu qu'il soit financé grâce à une exploitation médiatique de l'expédition, sur le modèle de la télé réalité. Une campagne de financement participatif ("crowdfunding") est également prévue.

D’après des spécialistes, les responsables du projet ne fourniraient actuellement pas de détails crédibles sur la manière dont pourraient être résolues les contraintes techniques (atterrissage d'un engin de plus d'une tonne sur Mars, autonomie à la surface de la planète, gestion des rayons cosmiques) et financières (coût estimé par les agences spatiales plusieurs dizaines de fois plus important) qui ont jusqu'ici empêché la réalisation d'un projet de ce type.